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est particuhier à l'édition de 1582. Dans le Commentaire sur Garcilasso on trouve des élisions plus conformes à l'usage italien, et consistant dans la suppression de la voyelle initiale des mots : ainsi à cette époque Herrera écrivait contemplando’s pour contemplando os, recibe'n pour recibe en, pude'l pour pride el'. Et c’est un système identique qui est employé dans l'édition de Pacheco, où l'on lit par exemple Crece’l camino, s’esculpe’n la memoria .
Lorsqu'il y a diérèse entre deux mots, Herrera l'indique en mettant un point sur la voyelle finale et sur la voyelle initiale.
Digo, Luz de mi älma, pura estrella (Edition de 1582. Elégie 1, v. 28.) à äbnir comienca esta honda vena (Id. Sonnet xiv, v. 4.)
Ilne marque pas la diérèse lorsqu'elle résulte d’une pause :
Sol puro, Aura, Luna, Ilamas d’oro (Edition de 1582. Sonnet x, v. 12.)
ni lorsqu'elle provient de la rencontre d'une voyelle avec la diphtongue ue nace de cuitas una ueste entera (Édition de 1582. EÉlégie v, v. 116.) A l'intérieur d'un mot, il indique la diérèse au moyen d'un tréma placé sur la seconde voyelle de la diphtongue, il écrit donc gloriüso, rociädo, suäve,
aq uëro.