SERRE
avec le facétieux chanoine, qui n’aurait d’ailleurs éprouvé aucun embarras à se disculper ?
Quoi qu'il en soit, il est probable que Barahona ne revit plus guère ses amis de Séville, après qu'il se fut, en 1581, installé comme médecin à Archidona où 1l mourut en 1595, à l’âge de quarante-sept ans.
Herrera le cite avec un mot gracieux dans son Commenlaire, une première fois à propos d’une correction qu'il avait proposée au vers 12 du sonnet 1 de Garcilasso! ; une autre, pour donner quelques vers d’une traduction d’un passage de Sannazar qu'avait faite Barahona *.
C'était encore un médecin que ce docteur PEro GômEz que Juan de la Cueva chargeait D. Fernando Pacheco de Guzmän de saluer de sa part, en même temps que Diego Girôn. Le D' Pedro Gômez Escudero était Sévillan et fort lié avec Juan de la Cueva pour les œuvres de qui il avait composé l'élégie en vingt-huit tercets : & En esta cueva de immortal riqueza. » Cueva en fait d’ailleurs un grand éloge dans son Viaje de Sannio et déclare qu'Épidaure lui aurait jadis dressé des autels. Il était en relations avec les principaux poètes du temps et c’est de lui sans doute que Herrera cite quelques vers dans son Commentaire”, si toutefois ces citations ne se rapportent pas à un autre personnage, le D' Pero Gémez de la Ümbria qui est cité (page 238) comme ayant imité jadis & en otro tiempo » quelques vers de la Cancién III de Garcilasso.
Un des sonnets de l'édition de 1619 est adressé à un certain Docreur B. nr Cervanres, dont le prénom était
t..€ Luis de Soto, de cuyo ingemo 1 erudicion daran clanssumo testimon1o sus obras.… » Commentaire sur Garcilasso, p. 79.