Livre 1. Sonnet 107 de l'édition de
2. « Soneto de Baltasar de Escobar al autor. Assi cantava en dulce son Herrera — gloria d’el Betis espacioso, cuando — iva las quexas amorosas dando — a la mansa corriente’n su ribera ; — I las Ninfas d'el bosque’n la frontera — selva d’Alcides todaäs escuchando ; — i en cortezas d’olivos entallando — sus versos, cual si Apolo los dixera. — I porque, tiempo, tu no los consumas — en estas hojas trasladados fueron — por sacras manos d’el Castalio coro. — Dieron los Cisnes de sus blancas plumas, — 1 d’el rio las Ninfas esparzieron — para enxugallos, sus arenas d’oro. » (Éditiori de 1619, p. 318.)
rahona de Soto qu'il avait connu à l'académie de D: Cristébal de Sandoval à Osuna, au temps de leur première Jeunesse !.
Nous sommes mieux renseignés sur BaLTASsAR DEL ALCKzAR, grâce à Pacheco qui nous a laissé son portrait et sa biographie dans son Livre des Portraits. Il était né à Séville en 1530°, d'une famille noble qui avait fourni plusieurs Vingt-Qualre à Séville ; son frère exerça lui-même cette magistrature. Il embrassa la carrière des armes et fit la guerre sous les ordres de D. Âlvaro de Bazän, futur marquis de Santa-Cruz; il finit par entrer au service du second duc d'Alcalä dont il fut l’alcaide et l'alcalde mayor * dans la ville de los Molares pendant près de vingt ans. Il s’occupait, dans les moments de loisir que lui laissaient ses occupations et la goutte et la pierre qui le tourmentèrent toute sa vie, de grammaire, de géographie et d'histoire naturelle. Grand amateur de musique et de peinture, il était intimement lié avec le peintre Francisco Pacheco qui nous donne les noms de ses plus chers amis : Fernando de Herrera, Cristébal de Mosquera, Francisco de Medina, le licencié Pacheco, enfin Gutierre de Cetina qui correspondait avec lui sous le nom poétique de Vandalio, tandis que Baltasar prenait celui de Damon.
Imitateur de Martial, c'était un poète d’une fantaisie charmante dont il fit preuve jusqu’à la fin de sa vie qu'il termina, le 16 janvier 1606, à l’âge de soixante-seize ans. Pacheco nous apprend que Juan de Malara ne se lasse pas