‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 44 sur 147 · Osculetur me osculo oris sui. — Canticum canticorum · texte numérisé non relu

Osculetur me osculo oris sui. — Canticum canticorum

2. Livre IV, ch. Lxiv du Courlisan de Balthazar Castiglione. — [La conception que Castiglione se fait de la pudeur serait assez étrange s’il prenait à son compte la théorie qu’expose Cesare Gonzaga et les exemples de chasteté qu’il donne au livre HI, ch. xzrr. À

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sit pas prématurément sa santé! ». Herrera s'était déjà fait connaître par des poésies éloquentes qui avaient attiré l'attention des connaisseurs et qui circulaient de main en main, manuscrites ; pour ses débuts il avait traduit l’Enlèvement de Proserpine de Claudien, en vers libres et avec un grand succès; puis, inspiré sans doute par la lecture de la Gigantomachie du même poète, il avait commencé et peut-être achevé sa Gigantomaquia, tandis que son ami Malara, depuis longtemps de retour à Séville, célébrait de son côté en un poème épique les Travaux d’Hercule. Gette seconde œuvre consacra sa réputation ; 1l la cite avec fierté, et, dans une de ses poésies, l'appelle «le grand et rude début de son œuvre poétique” ».

Encouragé par cet heureux début, il songeait à écrire une épopée nationale dans laquelle il aurait célébré la gloire des Espagnols. Uniquement occupé de ces travaux, il ne songeait guère à aimer, « son cœur était encore glacé, et, cuirassé d'indifférence, calme et confiant, ilregardait l'amour comme un égarement. »

Elado fue mi pecho, d’aspereza se visio en otros años, por bien mio;

Seguro se hallava i confiado ; juzgando el dulce bien por desvario *.

Sa gloire naissante attira sur lui l'attention du comte de Gelves, qui peut-être, d'ailleurs, avait été son condis-

1. @s1 la perhinacria de tan loables trabajos no le estraga antes de tiempo la salud. » Préface de Medina au Commentaire sur Garcilasso, 1580. . 2. &principio de mis versos grande i rudo. » Édition de 1619. Livre Il Élégie 9, v. 107.

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