‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 45 sur 147 · Édition de 1619. Livre L. Élégie 12, v · texte numérisé non relu

Édition de 1619. Livre L. Élégie 12, v

ciple ; il l'invita à venir dans son palais; le poète y vit. pour la première fois doña Leonor et, sans doute, récita devant elle quelques passages de ses œuvres, en exposant, avec le feu et l'éloquence de la jeunesse, le plan de l’épopée future où les illustres familles de l'Espagne, les grands guerriers, les héros qui avaient fondé l'unité du pays et préparé l'épanouissement prestigieux de la puissance espagnole seraient immortalisés. Sans doute la jeune femme ne ménagea passes applaudissements au poète qui, ému de ces éloges, sentit fondre son indifférence. Adieu dès lors les plans magnifiques d'épopée, qui furent ainsi la première cause de ses tourments, adieu la foudre de Jupiter irrité, la chute des farouches Géants, grand et rude début de ses œuvres, adieu la valeur des Espagnols !

D'alli el sobervio i animoso intento oscuro de mi canto quedar pudo; que solo dio lugar à mi tormento ; l aquel rayo de Iupiter sañudo : i los fieros Gigantes derribados ; principio de mis versos grande 1 rudo ; I el valor d’Españoles, olvidados fincaron ‘ ;.…

Pour remercier sa gracieuse admiratrice, 1l résolut de lui offrir une Cancién composée en son honneur et que la comtesse, avec la permission du comte son mari, accepta avec empressement, heureuse à juste titre d’être célébrée par un si beau génie. Il y chantait la beauté blonde de la divine Eliodora qui ramenait le printemps sur les bords du Bétis et faisait tressailhr d'allégresse les collines de Gelves couvertes d’oliviers.

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