‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 46 sur 147 · Édition de 1619. Livre II. Élégie 9, v · texte numérisé non relu

Édition de 1619. Livre II. Élégie 9, v

MLNO

EI alto monte verde, que de Palas es glora, snüendo en si los pies de su señora, su tnsteza ya perde,

pues su cumbre sostiene la belleza, qu’el cielo en Uerra tiene *.

Don Alvaro lui-même n'était pas oublié et le poète

montrait, dans ce chant de bienvenue, le comte brûlant d'amour pour la divine beauté de son Eliodora.

rayo d’amor sagrado qu'a su consorte amado consigo Junto en fuego eterno apura *.

Nous aimerions à connaître d’une façon un peu précise la beauté qui produisit une si profonde impression sur Herrera; mais il n'en parle qu'incidemment dans ses poésies et d'une façon bien vague. D* Leonor était blonde, rareté hautement prisée sous le ciel andalou:; peut-être d’ailleurs devait-elle à l’art cette nuance de cheveux, alors fort à la mode et dont Titien avait contribué à répandre le goût. C'est, en tout cas, un des mérites sur lesquels Herrera revient sans selasser, comparant audacieusement ces cheveux blonds et frisés aux rayons dorés du soleil qui pâlit en comparaison ! Il nous montre D‘ Leonor avec sa

1. Édition de 1582. Cancion 4, v. 80-gr. Je crois que cette Canciôn remonte au début du séjour de dofña Leonor à Gelves. Elle est encore terminée par un remale ou envoi, système auquel le poète renonça dans la suite; certaines faiblesses de pensée ou de style indiquent que Herrera n’était pas encore maitre de cette forme poétique calquée sur la Cancién III de Garcilasso : Con un manso ruido... Enfin l’éloge de l'amour réciproque de don Alvaro et de doña Leonor aux vers 40-52, me paraît démontrer que Herrera n’était pas encore amoureux.

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