‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 57 sur 147 · TD · texte numérisé non relu

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que baña el mo delertoso 1 Ilano ;

1 Juntes con tu mano

las rosas coloradas

con viülas mescladas

1 con las flores blancas, 1 en tu fuente hermosa las adornes ; tiernamente

me mira ; que seras nuevo cuidado

a la RAT gente,

1 cual Pales onrada en todo el prado.

Il avait emprunté ce type de strophe à l'églogue I de Garcilasso (canto de Nemoroso y Salicio); 1l admettait en effet dans l’églogue la strophe lyrique ; 1l l’employa dans son Églogue du Chasseur (Égloga Venatoria) qu'il publia dans son recueil de 1582, mais qu'ilest plus naturel de compter parmi les Odes.

C'est bien aussi une églogue que cette pièce, imprimée par Pacheco sous le nom d'élégie, dans laquelle le Bétis sollicite la nymphe Galatée de répondre à son amour ‘. :

Mais il débuta sans doute par des exercices de pure traduction, dont un certain nombre furent insérés plus tard dans son Commentaire. Séduit par l'éclat de Clau- dien, il lui emprunta son poème sur l'Enlèvement de Proserpine* dont il rendit les trois livres en vers libres avec un singulier bonheur : cet ouvrage est perdu.

Une instnctive sympathie le portait vers cet écrivain quelque peu enflé et volontairement pompeux, chez qui l'inspiration est remplacée, d’une façon assez heureuse

1. Édition de 1619. Livre I. Élégie 8. « El sol d’el alto cerco decendia. » . « Traduxo en verso suelto el Rapto de Proserpina de Claudiano, i fue la Robe de sus obras deste genero. » (Pacheco. Libro de Retratos. Éloge de

Herrera.)

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d’ailleurs, par le travail et la mémoire ; ce fut chez lui qu'il prit l'idée de cette Gigantomachie qui flattait son goût pour le grandiose”. Le poème de Claudien était mcomplet. Herrera pouvait essayer de l’achever : malheureusement il nous est impossible de juger comment 1il s'en tira, car nous ne possédons de cet ouvrage que deux vers que Francisco de Rioja, dans sa Préface à l'édition de 1619, donne comme un exemple heureux d’inversion : « Un sourd murmure résonne au loin, qui fait retentir tout alentour

la mer profonde. »

Vn profundo murmurio lexos suena, Qu'’el hondo Ponto, en torno, todo atruena.

Ce fut le véritable début poétique de Herrera qui le mentionne à mainte reprise ; 1l parle avec complaisance de ces œuvres que lui fit oublier l'amour : (ces foudres de Jupiter irrité, et les fiers géants précipités, grand et rude début de ses vers. »

. aquel rayo de Tupiter sañudo ; 1 los fieros Gigantes derribados ; principio de mis versos grande 1 rudo ?

Bientôt l’arrivée de la comtesse de Gelves à Séville en 1559 le déterminait à essayer de la poésie lyrique, en suivant encore de très près Garcilasso, dans sa Canciôn : « Esparze en eslas flores”. »

. « Escrivio la guerra de los Gigantes, que intituld la Gigantomachia. » (che Libro de Retratos. Éloge de Herrera.)

. Édition de 1619. Livre IL. Élégie 9, v. 103-105, Cf. « Yo entonces, de mis re ofendido — puse en Den al belicoso Marte — i los fieros gigantes fulminados. » — (Cancién 3 du livre LIT de 1619, v. 14-16). — Et aussi : «1 cantarè, como cantè, la guerra — de la gente de Flegra conjurada. » — (Édition de 1582. Élégie 4 adressée à Francisco de Medina, v. 131-132 .)

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