‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 72 sur 147 · Commentaire, p · texte numérisé non relu

Commentaire, p

3. « I si 6 de dezir verdad, no a tenido pequeña parle en mi determina-

2 og

que, sachant parfaitement que Herrera s'était servi d’une orthographe particulière, mais dont il ignorait lui-même le détail, il adopta celle du Commentaire, ouvrage fort répandu et dont il possédait sûrement un exemplaire.

Quant à la division en trois livres, elle avait peut-être été adoptée par Herrera dans le manuscrit de ses Poésies complètes, et Pacheco, en ayant eu connaissance, répartit arbitrairement en trois livres les Poésies qu'il put rassembler.

On ne saurait donc considérer l'édition de 1619 comme authentique ; elle est faite assurément de textes appartenant bien à Herrera, mais défigurés par des copistes,. peut-être même par des correcteurs bien intentionnés, ou rejetés par le poète lui-même ; et je crois avec Quevedo que c'est dans les textes de 1582 seuls qu'il faut chercher l'expression définitive de la pensée de notre poète.

IL me reste à parler des autres éditions des poésies de Herrera. Ce ne fut qu'en 1786 que ses vers furent réédités dans la Colecciôn de poetas españoles que Pedro Estala publia sous le pseudonyme de don Ramôn Fernändez : elles en occupent les tomes IV et V qui furent réimprimés en 1808 : c'est la reproduction de l'édition de Pacheco, augmentée de quelques pièces extraites du Commentaire sur Garcilasso. L' « Égloga Venatoria » ne fut publiée que dans le tome XVIIT qui parut en 1707.

Des poésies, jusqu'alors inédites, de Herrera furent publiées en 1870, à Séville, par la Société des bibliophiles andalous, à la fin du livre intitulé : « Fernando de Herrera. Controversia sobre sus anotaciones & las obras de Garcilaso

cion el amor, que es tan natural en todos los que escriven, de Œuerer ver sus

Obras en alguna estimacion i cuëta. » (Préface apocryphe de Herrera à l’édition de 1619.)

de la Veqa. Poesias inéditas » (in-4°). Elles sont tirées d'un manuscrit qui se trouve actuellement à la Bibliothèque Colombine de Séville (T. ur, 25) et qui porte le titre suivant : © Obras de Fernando de Herrera, natural de Sevilla. Recogidas por D. Joseph Maldonado de Avila y Saavedra, Año 1637. »

Elles consistent en redondillas et en quintillas qui ont trait à l'amour de Herrera pour Luz, et dont quelques-unes étaient datées dans un autre manuscrit, qui paraît avoir été le prototype de celui de la bibliothèque Colombine, mais qui à malheureusement disparu : ces deux manuscrits ont été décrits dans l'Ensayo de Gallardo (tome IH. col. 188-194). Le manuscrit de Maldonado renferme en outre le texte de l'édition de 1582 et quelques pièces originales ou traductions qui avaient été insérées par Herrera dans son Commentaire.

L'hymne sur Lépante a été réimprimé par M. A. Morel- Fatio avec une introduction, des notes et des variantes en 1893.

Quant aux œuvres en prose de Herrera, la Relation de la bataille de Lépante, suivie de l'hymne, a été rééditée au tome XXI de Ja Colecciôn de documentos inédilos para la historia de España (1852), mais avec quelque inexachütude. |

Le Commentaire sur Garcilasso n'a jamais été réimprimé. Le pamphlet de Prete Jacopin et la Réponse de Herrera furent publiés pour la première fois par les Bibliophiles andalous en 1870, dans le volume cité plus haut sous le titre de « Fernando de Herrera. Controversia sobre sus Anotaciones à las obras de Garcilaso de la Vega. »

1. L'hymne sur Lépante publié et commenté par À, Morel-Fatio. Paris, À, Picard et fils, 1803.

HDOOE

Une réimpression du « Tomas Moro » fut donnée en 1617 par D. Alonso Ramirez de Prado; je l'ai indiquée en parlant de ce petit ouvrage. Une autre a été publiée en 1892 par M. le marquis de Jerez. ,

Depuis lors aucune édition nouvelle complète n'a paru des œuvres de poésie ou de prose de Fernando de

Herrera.

Page 1