‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 75 sur 147 · ONE · texte numérisé non relu

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indéniable de l'esprit de Herrera avec celui du peuple juif : la même passion ardente, la même exaltation grandiose de la vengeance implacable que Dieu tirera de ceux qui l'oublient, l'outragent ou oppriment son peuple, qui enflamment la poésie biblique, sont naturelles à son esprit. La Chrétienté devient chez lui le Peuple de Dieu et les Musulmans remplacent les Gentils. À Lépante, Dieu a vengé son peuple trop longtemps opprimé, il a vengé sa gloire outragée par l'orgueil des Tures qui ne connaissait plus de limites. « Bénie soit ta grandeur, ô Seigneur ! Après tant de malheurs, châtiment de nos fautes, tu as brisé l'antique et inflexible orgueil de l'Ennemi. Que tes élus l'adorent, Seigneur! Que tout ce qu'encercle le vaste ciel confesse ton nom, à notre Dieu ! notre consolation ! Et que la tête rebelle de l'ennemi, condamnée sans retour, périsse dans la fureur des flammes » !

Bendita señor sea tu grandeza, que despues de los daños padecidos, despues de nuestras culpas y castigo :

rompiste al enemigo de la antigua soberuia la dureza.

adorente, señor, tus escogidos.

Confiesse, quanto cerca el ancho cielo, tu nombre, o nuestro Dios, nuestro consuelo, y la ceruiz rebelde, condenada, padesca en brauas Ilamas abrasada *.

Mais lorsque le jeune roi Sébastien de Portugal tombe sous les coups des Marocains avec la fleur de la noblesse de son pays, c'est la main de Dieu qui a châtié son peuple oublieux de son devoir, avide de richesses, et les

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