‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 76 sur 147 · DO · texte numérisé non relu

DO

images désolantes qui s'étaient jadis présentées à l'esprit d'Isaïe, de Jérémie, d'Ezéchiel, reviennent spontanément à la mémoire de Herrera, et avec tant de naturel, qu'elles n'étonnent pas : comme eux il a senti la douleur et l'accablement s'emparer de son âme à la vue du désastre qui frappait le peuple de Dieu, comme eux il espère voir luire le jour de la vengeance. & Il est venu le jour cruel, le jour plein d’indignation, de colère et de fureur, qui transforma en un désert, rempli de profonds gémissements, le royaume lusitanien désormais sans habitants et sans joie. Le ciel fut sans clarté, le soleil resta trouble à son aurore, présage d'un si grand désastre, et, suivi de l’épouvante, le Seigneur vint présider à ses maux, humilier l'arrogance des forts, susciter les barbares sans égaux qui, d'un cœur audacieux et ferme, ne chercheraent pas l'or, mais vengeraient par le fer cruel l’offense insensée commise contre Dieu. »

Vino el dia cruel, el dia Ileno d’indinacion, dira 1 furor, que puso en soledad, 1 en un profundo Ilanto de gente, 1 de plazer el reino ageno.

el cielo no alumbrè, quedd confuso el nuevo Sol, presago de mal tanto. 1 con terrible espanto el Señor visito sobre sus males, para unullar los fuertes arrogantes ;

1 levanto los barbaros no iguales,

que con osados pechos 1 constantes

no busquen oro ; mas con crudo luerro venguen la ofensa 1 cometido 1erro !.

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