‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 8 sur 147 · SN ES · texte numérisé non relu

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rappelé les « échantillons de son talent » qui subsistaient sous forme d'inscriptions latines dans la Cathédrale, dans la salle du Chapitre, sur la Giralda, sur le catafalque de Philippe If, déclare qu'il laisse loin derrière lui Pin. ‘dare, Horace, Ausone et Martial. Il s'ocCupait aussi d'histoire écelésiastique et avait écrit un Catalogue des archevéques de Séville.

Peut-être avait-il connu Herrera au Collège de Maese Rodrigo où la communauté d'origine et d’études avait dû les rapprocher ; peut-être fut-ce leur goût commun pour la poésie, car le chanoine rimait aussi, non sans agrément, dans la langue vulgaire, qui détermina celte amitié qui devait les unir jusqu'à la mort. Sa maison, sans doute, était accueillante aux poètes, aux savants, aux artistes aussi, car ce fut peut-être chez lui que son neveu, le peintre Francisco Pacheco, trouva ses premiers maîtres. En tout cas il était lié avec Diego Girôn, comme le montre une lettre adressée par Juan de la Cueva à D. Fernando Pacheco de Guzmän, où l’on voit citer le chanoine parmi les bons amis du poète. © Saluez de ma part, écrivait-il, d'abord le maestro Girôn, en second lieu don Pedro de Cabrera, en troisième D. Fadrique Enriquez, Pacheco et Fihpo de Ribera, Fernando de Cangas et ‘Toledo, le D' Pero Gémez et Mosquera. »

Encomendadme à todos los amigos, Digo, los que sabeis que estimo y quiero, Y a los que hago de mi fe testigos.

cié mas que igualé toda la eminencia de la antigüedad y dejé muy aträs à los Pindaros, Horacios, Ausonios y Marciales, y 4 todos los demäs liricos y cpigramatarios. » (Robles. El Cullo Sevillano. Édition des Bibliophiles Andalous. Séville, 1883, p. 29.)

BR VAN Le

Al Maestro Giron sea el primero, EI segundo à don Pedro de Cabrera, Y à don Fadrique Enriquez el tercero,

À Pacheco y Filipo de Ribera,

À Fernando de Cangas y à Toledo.

Al Dotor Pero Gémez y à Moxquera !

Presque tous ces personnages furent également liés avee Herrera que Juan de la Cueva ne nomme cependant pas, peut-être en raison d’une secrète antipathie. La liste des fidèles de ce petit cénacle est complétée d’ailleurs par un passage d’une épitre de Cristébal de Mesa à Barahona de Soto, pour le féliciter de son mariage, en 1595. Le poète évoquait les temps heureux et lointains où € la Muse de Barahona était célébrée par Pacheco et Fernando de Herrera, à l’époque fortunée de Cobos et de Cristébal de Mosquera, du marquis de Tarifa et de Cetina, de Cristébal de las Casas et de Cabrera, du maestro Francisco de Medina, du comte don Alvaro de Gelves et de Gonzalo Argote de Molina. »

Cuando fué vuestra musa celebrada ?

De Pacheco y Hernando de Herrera, En aquella dichosa edad dorada

De Cobos y Cristébal de Mosquera,

1. Bibliothèque Colombine. OEuvres manuserites de Juan de la Cuevx tome F, p. 5r.

2. J’emprunte ce passage à M. Rodriguez Marin qui l’a cité dans son Barahona, en lui donnant un sens différent de celui que j'ai adopté : M. Marin comprend que tous les personnages nommés dans ce passage ont applaudi simultanément à Séville les vers de Barahona, ce quisemble impossible pour eee ; il place une virgule après le mot dorada ; ; Je crois au contraire qu’il n’en faut pas mettre et qu'il faut faire des noms propres qui suivent le complément déterminatif de edad. Ainsi Pacheco et Herrera seraient présentés comme les deux chefs d'école qui applaudirent Barahona, à l'époque où florissaient, à Séville ou ailleurs, Cobos, Mosquera, etc. Cf. Burahona de Soto, p. 131-132, note.

RARE Je

Del Marqués de Tarifa y de Cetina, Cristébal de las Casas y Cabrera ;

Del Maestro Francisco de Medina.

Y del conde don Alvaro de Gelves, Y de Gonzalo Argote de Molina.

Pacheco apparaît iei comme l’âme de ces réunions, aux côtés de Fernando de Herrera; aussi lorsque son ami publia son Commentaire sur Garcilasso, l'honora-t-il d’une longue ode latine en strophes alcaïques dont l'élégance est remarquable et qui fut imprimée en tête de l'ouvrage. Il devait, en remerciment, se voir adresser par le poète un sonnet qui, malgré certaines taches, est un des meilleurs de Herrera: & Déjà les frimas importuns et l’odieuse gelée dépouillent de sa beauté brillante la terre bigarrée, et tristement le ciel éclatant s’assombrit de nuées obscures. Mais, Pacheco, ce même sol affreux reverdit et montre pompeusement sa richesse, et la dureté du marbre blane est amollie par le vol tiède de Favonius. Tandis que la douce couleur et la beauté de notre vie humaine, lorsqu'elles ont fui, ne reviennent plus! à destin des mortels! à splendeur éphémère! Seule la vertu nous donne assurance; car le temps avide, s'il détruit la fleur de la vie, jamais n'osa tenter de vaincre la vertu ! »

Ya el rigor importuno 1 grave 1elo desnuda los esmaltes 1 belleza de la pintada terra, 1 con tristeza s’ofende en mebla oscura el claro cielo.

Mas, Pacheco, este mesmo orrido suelo reverdece, 1 pomposo su riqueza muestra ; 1 del blanco marmol la dureza desata de Favomo el tibio buelo.

Pero el dulce color 1 hermosura de nuestra umana vida, cuando huye,

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