‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 85 sur 147 · Commentaire, p. 556. Cf. Élien, XIV · texte numérisé non relu

Commentaire, p. 556. Cf. Élien, XIV

Commentaire, p. 564.

3. « segun los perpateticos se hazen las nuves en la media region del are ; i & desde la terra hasta donde se hazen, como quere Posidomo, 4o. estadios, 6 cinco mullas. son las nuves, unos vapores umidos 1 gruessos, elevados en la media region del aire, 1 por la intensa frialdad de aquella region espessos 1 condensados ; pero aun no convertdos en agua, 1 en ellas se engendran varlas 1mpressiones. 1 Como estas nuves constan à ver generos de vapores, o crassos o tenues, o secos, o ummdos ; si las 1lustran los rayos del sol, parecen diferentes colores, 1 unas se vên roxas, otras oscuras, otras amanillas, otras ceruleas. » (Commentaire, p. 445-416.)

produite par le soleil ; laquelle, lorsqu'elle monte Jusqu'à la région moyenne de l'air, est repoussée par le froid intense qui y règne et s'enfuit, s’unit et se concentre, éloignant l'air à une grande distance; et, lorsqu'elle tend à descendre, elle en est empêchée par les vapeurs qui s'élèvent de la terre ou de l’eau, et ne pouvant ni monter ni descendre, pour ne pas s’anéantir, elle se meut circulairement ou latéralement, au-dessus de la terre, dans la région moyenne de l'air; et c'est quand l'air se meut ansi que se produit le vent. La matière des vents étant une exhalaison chaude, ils ne se refroidissent pas par le mouvement, mais par l'air qu'ils produisent et qui se refroidit au souffle des neiges ou des glaces. Cardan dit, d'après Hippocrate dans ses aphorismes, que les vents procèdent de la mer et sont alors plus secs ; ou bien des neiges, de la glace, des rivières et des étangs, ce qui les rend froids et humides, et qu'ils sont alors salutaires, s'ils ne sont ni très froids n1 très chauds. Les autres, qui sont froids et humides, récréent, s'ils sont purs et froids et ne dessèchent pas les corps, mais les humidifient. Mais les vents qui sortent de la terre sont desséchants, à cause de leurs vapeurs et de leur mouvèment ; ils sont nuisibles non seulement aux hommes, mais encore aux animaux et aux plantes; quant à ceux qui soufflent des montagnes vers les cités, ils dessèchent et de plus troublent l'esprit et rendent les corps malades” ».

1. «es pues elwento por afñirmacion de los que siguen la diciphna Peripatéhca, esalacion cahente 1 seca, dificilmente inflamable 1 hecha del sol; la cual, cuando sube hasta la media region del aire, es repehda de la intensa fnaldad de aquel lugar, 1 huyendo del se ayunta 1 recoge en si, ahuyentando al are por gran distancia ; 1 cuando procura baxar, la impiden los vapores elevados de l’agua 1 de la terra ; no pudiendo dcbodor m decender, por no consunurse, se mueve entorno 0 lateralmente sobre la terra en la media re-

Les étoiles sont une portion du ciel brillant et transparent, condensée et concentrée en elle-même pour donner lumière et clarté: le ciel proprement dit est unique, les autres s'appellent globes ou sphères; et c’est le ciel qui entraine dans son mouvement toutes les autres sphères .

A propos des comètes, il se réfère à Cardan et donne une explication puérile de la façon dont se forment ces météores

Pacheco affirme dans son éloge de Herrera que celui-ci connaissait à fond la géographie”. On doit reconnaître en effet qu'il est mieux au courant de ce genre de questions. Les découvertes des Portugais et des Espagnols ses compatriotes, dont il avait pu prendre connaissance soit dans les relations de voyages écrites par les € conquistadores », soit dans les conversations qu'il n'avait pu manquer d’avoir à Séville avec des marins, des soldats, des reli-

gon del are, 1 cuando se mueve el are, 1 assi se causa el viento. siendo la materia de los vientos esalacion cahda, no se enfrian con el movimiento, si no con el aire que concben ; el cual se haze tal con el ahento de las meves o eladas. dize Cardano de sentencia de Ipocrates en sus Aforismos, que los ventos o proceden del mar 1 ass1 son mas secos ; o de las meves, elada, rios 1 estanques, 1 assi son frios 1 unmdos; 1 entonces son saludables, sino son demasiadamente frios, o mui cahentes. los de mas frios 1 umidos recrean la vida, $1 son puros con su fnaldad ; 1 no dessecan los cuerpos. pero umedecen los.mas los vrenlos que salen de la terra secan demasiadamente, por los vapores 1 el movimiento ; 1 por esso no solo hazen daño a los ombres, pero à los animales 1 plantas ; mas los q salen de los mites a las crudades, no solo se-

‘can, mas turban el espinitu, 1 hazen enfermos los cuerpos. » Sue P- 685)

. «las estrellas son parte del celo lücido 1 trasparente, condensada 1 re- LR en si mesma para dar clandad 1 luz. el celo proprramente es uno Solo. los de mas se Ilaman globos 1 orbes, 1 es aquel cielo, que arrebata con su movimiento principal todas las otras esferas 1 orbes. en los buenos autores se lee solamente ctelo en L numero de la umdad, 1 solo Lucreco de los poetas dixo ctelos en el hb. 2. » (Commentaire, p. 335.)

2. Cf. Commentaire, p. Ga, È RC supo las Matematicas i Ja Geografia, como parte principal, con.gran eminencia. » (Pacheco. Libro de Retratos. Ë loge de Herrera.) :

gieux, qui avaient parcouru le monde, poussés par les motifs les plus divers, lui permettent sur ce point de le prendre de haut avec les Anciens. Le voyage de Magellan, déjà lointain (1520) et complété par des expéditions subséquentes, avait démontré la sphéricité de la terre ; aussi Herrera aflirme-t-1l l'existence des Antipodes malgré l'opinion des Anciens : & Les Grecs et les Latins, dit-il, mièrent l'existence des Antipodes et supposèrent que notre machine sublunaire n'était habitée qu’en une seule parüe ; 1ls affirmaient que les deux extrémités en étaient pendant la moitié de l’année pleines de ténèbres et si froides que la nature humaine ne pouvait tolérer ces frimas et ce froid excessif, mais que la partie centrale était toujours embrasée d'une chaleur si intense et d'une ardeur si infinie qu'aucun être vivant ne la pouvait souffrir. Tout cela, l'expérience nous en démontre la fausseté ; cette idée est née du peu de relations que les anciens eurent avec les extrémités de la terre et du peu de connaissance qu'ils en eurent. Car aujourd'hui nous voyons, grâce à l'industrie et à l'audace des Espagnols, plus grandes de beaucoup que les fabuleux exploits des Héros célébrés par l'antiquité, habiter la zone équatoriale et la zone torride même, où peut se développer la vie humaine. Et la raison indique que dans la zone équinoxiale il ne pourrait ÿ avoir de chaleur excessive ou nuisible, la nuit étant égale au jour et produisant autant de rafraichissement par. son ombre que le soleil échauffe le jour. Il n'y a pas non plus dans la zone froide ce froid intolérable et cette rigueur excessive de la glace ; et les ténèbres perpétuelles, dont ils parlaient, ne la rendent pas impropre à la vie et à l’activité. Le froid n’y est pas insupportable et le soleil ne s’en écarte pas tellement qu'il la laisse perpétuellement privée de lumière.

La)

hoo0i

Mais il n’y a personne si étranger à ces connaissances qui ne sache que la Norvège et la Suède et les régions les plus proches du pôle sont habitées et fréquentées par les marchands espagnols, italiens et allemands”

Son adversaire Prete Jacopin lui ayant ironiquement demandé comment, si la zone équinoxiale est habitée, 1l se pourrait que la zone torride ne le füt pas, « puisque la ligne équinoxiale est un cercle, qui, égal et parallèle aux Tropiques, coupe en deux parties égales la zone torride* », Herrera riposte longuement, tout heureux qu'il est de faire parade de l'étendue et de la profondeur de ses con- naissances. € S'il a dit: sous la ligne équinoxiale el méme dans la zone lorride, c'est que, le Soleil s’arrêtant beaucoup aux lropiques, la raison nous montre qu'il doit Y

1. « los Griegos 1 Latinos negaron que uviesse Antipodes, 1 hiz1eron esta maquuna inferior 1 orbe de las uerras abitado en una sola parte ; afñirmando que los dos estremos del eran en el medio del año Ilenos de timeblas, 1 tan frios, que la naturaleza umana no podia tolerar aquel destemplado 1elo 1 fnaldad ; 1 que la parte contemida en medio era siempre abrasada de tan intenso calor 1 ardor immenso, que no la podia sufnir algun viviente. todo esto nos muestra la esperiencia ser falso, 1 que nacio del poco trato 1 conocimiento que tuviero los antiguos del termino de las lierras. porq ya vêmos por la industria 1 osadia de los Españoles, mayor mucho 4 todas las fingidas hazañas de los Eroes celebrados de l’antigüedad, l’abitac1 5 debaxo la equinocal, 1 en la mesma lorrida zona, comoda para la vida umana. 1 la razo dize q en la equinocial no puede aver ecesivo calor o dañoso, s1edo 1gual la noche al dia, 1 refrescado tanto ella con la sombra, cuanto el dia cahenta con el sol. 1 no & en la zona fria aquel insufrible rigor 1 demasiada intemperie del 1elo, m1 las perpetuas timieblas, que dezan, la hazen outil para el trato 1 operacion de las cosas porque m1 el frio es intolerable, m1 se aparta el sol tanto della ; q la déxe en privacion perpetua de luz. pero mnguno & tan ageno desta noucia, 4 no sepa 4 Noruega 1 Suecra 1 las regiones mas supolares son abrtadas 1 frequentadas de los mercaderes Españoles, Itahanos 1 Tudescos. » pre p- 374- 379.)

. « Ahora aa 5r Piolomeo, si la Equinocial se habita, ç como puede de de habitarse la Térrida zona ? pues la Equinocial es un cireulo que ÿgual y paralelo con los Trép.cos, hiende en dos partes yguales la Térrida Zona, etc... » (Prete Jacopin, XLIIT, p. 55.) “

avoir là beaucoup de chaleur, et sous la ligne équinoxiale, en raison de la variété considérable des déclinaisons que fait le soleil avec une très grande rapidité, il ÿ a moins de chaleur. Car nous savons que, bien souvent, le fait que le soleil s'arrête et séjourne trop longtemps lui donne plus de force que s'il est perpendiculaire et rapproché. L'ile de Saint-Thomas, qui est sous l’ Équateur, est habitée; la Taprobane, pleine d'une multitude innombrable de gens, est sous l'Équateur même. Près de Quito où se trouve l'équinoxiale, 1l neige, et c est ainsi que Fr. Lôpez de Gômara écrit que, quand Pedro d’Alvarado fut à Quito, en 1939,1ls passèrent des chaînes de montagnes couvertes d'une neige abondante, et s’étonnèrent de la quantité de neige quil y avait si exactement au-dessous de l’équinoxiale'. »

Cette querelle prouve que Herrera se tenait, dans la mesure du possible, au courant des connaissances de son temps ; pour donner une idée de la façon dont il étudiait et critiquait les documents qui lui parvenaient, je vais citer intégralement le passage qu'il consacrait au Danube : ce fleuve était assez exactement connu des Espagnols dans la partie supérieure de son cours, grâce aux fréquents séjours de Charles-Quint en Allemagne: aussi remar-

1. Lo que dijo debajo de la equinocial, y en la mesma térrida zona, es por que deteniérdose mucho el Sol en los trépicos, la razon nos muestra que a de auer mucha calor, y en la equinocial por la mucha bariedad de las de-, clinaziones que haze el Sol con belocidad grandisima, ay menos calor, que sauemos que muchas vezes causa mayor efecto, y es de mas fuerza la demasiada tardanza y detenimiento que la direzion i propinquidad. La Isla de S. Tomé, que estä debaxo el Ecuador, es abitada : la Trapovana llena de inumerable multitud de jente, estä en el mesmo Ecuador. Cerca de Quito qu’es la Equinozial, nieua, y asf escriue F. Lopez de Gomara, quando pe de Aluarado fué 4 Quito año 1535, pasaron tambien unas mui neuadas sierras, y marauilléronse del mucho neuar que hazia tan deuajo la equinocial. » (Ré-

ponse de Herrera, XLHI, p. 153.)

quera-t-on que la description de Herrera, d'abord assez précise, devient vague et incertaine lorsqu'il s’agit du cours inférieur du Danube, alors aux mains des Turcs et

difficilement accessible.

« Pomponius Mela' dit que le Danube, de tous les

1. Pomponio Mela dise que el Danubio, de todos los rios, que entra en nuestro mar, es solo menor que tl Nilo. Arriano en el hb. IL. 1 Eustacio en Diomsio lo llaman el mayor de Europa. Los antiguos lo nombraro Istro, Dante 1 Arosta Danoya, 1 el vulgo de Alemama Donavu que del somdo 1 estruendo de las aguas creen algunos 4 tomo el nôbre. nace en la Suevia, no de algun monte grande, si no de terra Îlana, donde no ä&1 montes en una mulla Tudesca ; pero la fuente del tiene a las espaldas un pequeño yugo, o cubre de diez o doze codos en alto, dode aquella parte de terra es mas emancte q la de mas Îlanura, 1 no es pequeño el manatal de aquella fuente, porg con el 1mpetu, 4 trae, Ileva luego al rededor las ruedas de los mohnos, nace en una villa & se Ilama Esquinge del Danubio o en su lenguage Doneschingen ; como dize Pandulfo Colenuco en el primero de sus cometarios, quere dezr lavadero del Danuhio. Tuntandose le arroyos de las qbradas de los montes, crece de suerte, 4 a media mulla de su nacumiento casi no se puede passar a cavallo ; donde es tan ancho q con dificultad puede un ombre Ilegar con una piedra a la otra ribera, como se vê en Nexdinge. corta toda la Suevia en dos partes, alta 1 baxa, 1 acrecentado con aguas, q se le Ilegä, passa por Ulma ilustre audad de la Suevia, 1 rechiëdo alh al ro ilaro se haze navegable, 1 corriedo por los capos de los Guüdelfingraceses, recoge al mo Brenza ; 1 de aqui va tendiendo se por Laugingiaco, patria de Alberto Mano, por Uverdea de Suevia, Inglostadio, Ratisbona, Baviera, Austria 1 Ungnia, engrandeado con 60. rios navegables, 1 dexado en medio de su nacimueto, 1 de las bocas, con à entra en el mar, segun dize Vico Mercato en el 2. de los Meteoros, espacio de 26 grados ; se arroja ta estedido 1 caudaloso en el mar Mayor, 4 en otro tiepo se Ilamé el Ponto Euxmo; & por 40 000 passos 0 mas no se mescla en el mar, o prerde su dulçura ; antes umdo todo, 1 todo en si mesmo se mäbtene en el mar. 1 aund Claudiano 1 otros tuvieron naca en la Recia, la verdad es 4 en Suevia. dize el mesmo Vico Mercato en los Metcoros, q la fuente del Danubio es cerrada de cuatro pequeños muros de l6gtud cas 26. pres 1 de latitud 18. 1 Gl sito della es dètro de la dicha villa, en lugar Îlano 1 mur apartado de mütes ; pero & solo a la parte del Norte se levata la terra 7. o 8. codos en alto, 1 en la basa della mana la fuente. las bocas con 4 entra en el mar, coforme a Mela en el. hb. 2. 1 Sohno en el cap. 23. 1 Estrabo en el hb. 7. Tolomeo 1 Ammano Marcelhno 1 Valerxo Flaco 1 Ovidio en los tristes 1 Estacio en el 5. de las silvas son siete, Phmo 1 Corneho Tacito le dan ses ; mrédoto, Arnano, Diomsio, Aviéno 1 Claudiano cinco. 1 esta diuersidad (dize Juan Camerte) näcio de ser la boca

fleuves qui entrent dans notre mer [la Mer Intérieure], n'est inférieur qu'au Nil. Arrien, dans le livre 1, et Eustathe, dans son Commentaire sur Denys, l'appellent le plus grand de l'Europe. Les anciens le nommèrent Ister, Dante et Arioste Danoya et le peuple allemand Donau, nom que quelques-uns croient qu'il üre du bruit tumultueux de ses eaux. Il prend naissance en Souabe, non dans une grande montagne, mais dans un terrain plat, où il n'ya pas de montagnes sur un mille d'Allemagne ; mais derrière sa source se trouve un petit monticule, ou élévation de dix à douze coudées de haut, à l'endroit le plus élevé du sol au-dessus de la plaine. Le débit de cette source n'est pas faible, car elle est assez puissante pour faire bientôt tourner les roues de moulins. Le Danube naît dans une ville qui s'appelle Eschingen du Danube ou en leur langue Donaueschingen, ce qui, comme le dit Pandulfo Collenuccio dans le premier livre de ses Commenlaires, veut dire : lavoir du Danube. Les ruisseaux provenant des failles des montagnes s’unissant à lui, 1l croît de telle manière qu'à un demi-mille de sa source 1l n’est pour ainsi dire plus possible de le passer à cheval, et al est si large qu'il est difficile à un homme d'atteindre l’autre rive avec une pierre, comme on le voit à Neidingen. Il coupe toute la Souabe en deux parties, haute et basse, et augmenté par les eaux qui lui arrivent, il passe par Ulm, illustre cité de Souabe, et là, recevant l'Iller, devient na- “vigable ; puis courant par les campagnes de Gundelfingen, il recueille la rivière Brenza', et delà se dirige par Lavin-

quinta 1 la sesta mas desmayadas 1 languidas que las de mas, 1 la setima de opimon de Sohno tarda 1 perezosa 1 que parece palustre, no tiene porque e compére con ro. 2 » (Ccmmenlaire, p. 237-288.)

Page 1