‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 91 sur 147 · Édition de 1619. Livre II. Sonnet · texte numérisé non relu

Édition de 1619. Livre II. Sonnet

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Enfin dans le sonnet 56 de 158», après avoir récapitulé les différentes victoires de Charles-Quint, il le mettait au-dessus de Mars lui-même.

Mais ce qu'il admire dans le monarque, c’est la personnification de l'Espagne ; la gloire du souverain ne l’empêche pas de faire leur part à ses sujets dans ces triomphes. Dans un passage des plus brillants de son commentaire sur Garcilasso, il a consacré aux grands hommes de son pays un véritable panégyrique".

Prenant prétexte de la façon partale et hostile avec laquelle les Italiens avaient raconté dans leurs histoires les exploits de ses compatriotes, 1l reproche amèrement à Paul Jove, à Guichardin, à Sabellicus d'avoir essayé de diminuer la gloire des héros qu'’enfanta le sol ibérique, et commence une revue enthousiaste des grands hommes de guerre quil a produits ; il rappelle les glorieux souvenirs de Sagonte, de Numance, de Viriathe, de Théodose, de Pélage, du fabuleux Bernardo del Carpio et du comte Fernan Gonzälez, du Cid, de Guzmän le Bon et de bien d’autres; puis il fait un magnifique éloge du roi catholique Ferdinand : « La félicité, la prudence et la valeur du roi catholique, sont si grandes, ditl, et surpassent tellement les exploits des autres rois, qu'on ne saurait le comparer à aucun autre : car les dépouilles gagnées sur l'Ttalie et sur la France, la réduction de toute l'Espagne à la religion du Christ, et les victoires remportées sur l'Afrique sont des prouesses merveilleuses, mais semblables à celles d’autres grands princes ; tandis que commencer à lever la tête contre la grandeur de la France, ébranler sa superbe, alors qu'il y avait tant d’opposants et de mécontents en

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