‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 95 sur 147 · Édition de 1582. Sonnet · texte numérisé non relu

Édition de 1582. Sonnet

Estos, qu’al impio Turco en cruda guerra, al Moro, al Anglo, i al Escoto airado, 1 vencen al Tudesco, i al dudado Frances, 1 al Belga en su cercada tierra ; [ los estrechos, qu’el mar hondo encierra, sobran, passando por lugar vedado con valor, cual vio nunca el estrellado Gielo ; que tantas cosas mira, 1 cierra ; Bien muestran en la gloria de sus hechos, que son tus hijos, à felice España, onra d’el alto imperio d'Ocidente.

Aläbe Roma los famosos pechos de los suyos ; que nunca (1 no m’engaña el amor) fue a esta igual su osada gente’.

Les désastres de sa patrie l'émeuvent sans l’abattre. C'est ainsi qu’à la mémoire des trois mille vaillants Espagnols morts à Castelnovo, dans le golfe de Cattaro”*, en 1939, sous les coups de Barberousse, il écrit le beau sonnet dans lequel il nous montre l'Espagnol qui meurt et ne se rend pas € muriendo no rendido*. »

La déplorable défaite des Espagnols en Afrique, dans l’île de Djerba, lui inspire un récit animé et sympathique pour l’imprudent auteur de cette équipée, le jeune don Garcia de Toledo. L'énergie des vieilles troupes qui s’avancent au plus fort de la chaleur dans ce pays inconnu, pour soutenir leur ancienne renommée, la façon dont le jeune homme montre, au milieu du danger, malgré son inexpérience, le sang-froid d’un vieux capitaine, enfin la

Page 1