‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 96 sur 147 · Édition de 1619. Livre III. Sonnet · texte numérisé non relu

Édition de 1619. Livre III. Sonnet

2. « Barbaroxa, sobervio con la presa de Castel Novo fortaleza en el golfo de Cataro, y con la muerte detres mil fortisimos Españoles, que peleando en su defensa, murieron, ecediendo con generosa valentia todo el valor umano. » (Relation de la guerre de Chypre, elc., ch. x:v.) :

3. Sonnet 9 de 1582. Le sonnet 47 du livre III de 1619 est consacré au même sujet.

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désastreuse retraite de ces braves que. leurs ennemis n'osent pas poursuivre, parce qu'ils croient à une ruse de guerre de ces soldats invincibles, la déroute lamentable enfin, tout cela il nous l’a montré dans un des passages de son Commentaire‘ avec une émotion, une dignité, une fierté qui l’honorent.

D'ailleurs son patriotisme s'étend jusqu'au Portugal ; il y voit une partie de l'Espagne. Et lorsque le jeune roi Sébastien, malgré les conseils de son oncle Philippe IE: tenta de recommencer la croisade contre les infidèles, à la faveur d’une querelle entre les prétendants au trône du Maroc, et mourut en combattant vaillamment à Alcazar- Kébir en 1578, Herrera fut saisi de pitié pour ce jeune héros ; 1l ne calcula même pas que cette mort allait faire passer le royaume voisin sous le sceptre de Philippe IT: sans arrière-pensée, 1l pleura sur le désastre des chrétiens. D'abord ce fut un sonnet où il exaltait la vaillance des vaincus, dont il voyait les âmes glorieuses s'élever au ciel:

: Vos, no rendidas almas generosas, Al cielo id veneradas, id dichosas ?.

Puis ce fut la célèbre Canciôn I de 1582, Voz de dolor : canto de genudo, la plus belle de ses productions Lyriques, où, pénétré de douleur en songeant à cet échec des armes chrétiennes qui suivait de si près le triomphe de Lépante, 1l trouvait des accents dignes des lamentations des prophètes hébreux, et menaçait les vainqueurs de la vengeance de l'Espagne.

r. Cf. Commentaire, p. 590.

2. Sonnet 67 du livre I de l’édition de 1619, v. 9-12. Lope de Vega dans ses Rimas humanas, parte 1, à consacré à ce désastre le sonnet : « Oh, nunca fucras, Africa desierta. » :

Mais ce qui rendait cette défaite particulièrement añligeante, c'est qu'une partie considérable des troupes du roi Sébastien avaient lâché pied, abandonnant sur le champ de bataille le souverain et quelques nobles qui périrent en faisant des prodiges de valeur. Cet acte de licheté provoqua, lorsqu'il le connut, l'indignation du poète. « Cette plaine solitaire, déserte et brûlante, dit-il, fatal tombeau de l'Hespérie, est pleine d'armes brisées, de morts, de prisonniers, de ruisseaux de sang. La honte et l'honneur ne peuvent distinguer le cœurlâche du cœur vaillant ; mais leur récompense est différente : l’un jouit de la gloire éternelle, l’autre subit un châtiment sans fin. Dans un désastre soudain et effroyable, dans une affreuse confusion, la valeur héroïque céda à celle de l'Africain. Faute terrible de la foule peureuse, que, s'il mourut, ne soit pas mort en combattant où il mourut, tout le royaume de Lusitanie. »

Esta sola, desierta, ardiente arena ; fatal sepulcro al ultimo Ocidente ; de armas rotas, de muerta 1 presa gente, i de sangrientos rios està Ilena.

Infamia 1 onra en un error condena al coraçon cobarde, 1 al valiente.

el premio es desigual ; qu’el uno siente perpetua gloria, el otro eterna pena.

Con un subilo estrago 1 espantoso, 1 confuso desorden acabando, cedio el valor Eroico al Africano.

Grave crimen d’el vulgo temeroso ; que pues murio, muriera peleando, do murio todo el Reino Lusitano”. MAL UT ON

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