‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 97 sur 147 · Livre III. Sonnet 18 de l’édition de · texte numérisé non relu

Livre III. Sonnet 18 de l’édition de

La douleur que lui causa cet acte de lâcheté, il l’a exprimée plus vigoureusement encore : CII n'y a pas de honte, disait-il, à mourir, et à perdre bravement la victoire et la vie, mais non l'honneur, sous les coups furieux de la Libye. Sans faute, le Portugal eût été malheureux, mais glorieux ; il s'honorerait en se plaignant du destin et ses larmes n'auraient pas au moins à couler sur sa honte. »

No es verguença morir, i la vitoria i vida, el onor no, rendir osado al impetu de Libia violenta.

Fuera sin culpa misero con gloria ; onräras’en la quexa de su hado; i faltära à sus lagrimas l’afrenta ‘.

On n’en saurait douter, le patriotisme fut un des sentiments les plus profonds de Herrera, un de ceux qui convenaient le mieux à cette âme fière, à cet esprit vigoureux, si mal à l’aise dans la poésie amoureuse; autant sa langue est obscure et embarrassée dans ses vers d'amour, si laborieusement composés, autant, lorsqu'il parle de son pays, sa parole devient nette, éclatante et chaude.

J'ai déjà eu l’occasion de signaler que parmi les ouvrages dont il avait conçu l'idée, il en est un, dont il parle à plusieurs reprises, sans que nous en connaissions le titre exact, et qui devait être une sorte d’épopée consacrée à la gloire de l'Espagne : l'amour l’empêcha d'exécuter ce projet. &« Du jour où je devins amoureux, j'oubliai, dit:l, la gloire des fameux Ibères et tous les exploits qu’ils accomplirent sur terre et sur mer, dans l’un et l’autre hémisphère, rivalisant dans leurs courses avec Apollon luimême. »

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