‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 99 sur 147 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

DocTRiNE LITTÉRAIRE DE HERRERA. — L'imitation. — La vraisemblance. — L'’érudition.

Par une lecture assidue des auteurs anciens, des écrivains italiens et espagnols, Herrera s'était formé une doctrine littéraire qu'il avait pu développer et contrôler dans les conversations qu'iltenait avec ses doctes et spirituels amis, soit dans l’école de Malara et de Diego Girén, soit chez le chanoine Pacheco, soit à la Huerta del Rey ou à Séville, dans le Palais des Ribera, où il retrouvait le maestro Francisco de Medina, soit au palais de Gelves où paraissait parfois le malicieux Juan de la Cueva. Il avait eu l'intention de la formuler dans un Art poétique, dont son ami Medina annonçait l'apparition dans sa Préface au Commentaire sur Garcilasso et qui, malheureusement, ne fut jamais achevé, ou, comme il est probable, disparut avec les autres manuscrits du poète à sa mort. A défaut de ce traité, nous pouvons cependant nous former une idée assez complète des doctrines poétiques de Herrera par son Commentaire sur Garcilasso. En effet, s'iln’y a pas examiné tous les genres poétiques, tout au moins a-t-1l eu l’occasion d'étudier successivement avec des développements considérables le Sonnet, la Canciôn, l'Élégie, l'Églogue et la Stance; quant aux préceptes sur le style, on les rencontre à chaque page.

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