‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 111 sur 182 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

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travail, dy employer quelque jours de poste de suite ; linquietude me tient encore, jusqu'à ce que je puisse avoir une lettre de Ja main de votre frère, s'il est en liberté, il est cruel a lui de me tenir en ignorance sur ce qui le concerne, jusque la je ne puis goûter du repos, et reprendre une assiette tranquille, la Philosophie est dun faible secours quand le cœur est attaqué » ^

Encore le 20 juillet il était sans nouvelles directes d'Axel. Il écrivait à cette date à Fabian : »

« Je suis encore sans lettre de votre frère, dont je suis fort en peine. Vous me demandez de ses nouvelles par la votre du 18, et je suis aussi ignorant que vous sur son sujet, le B:on de Taub est le seul qui m'a donné des éclaiicissemens sur sa personne, ayant reçu une lettre de votre frère de Lyxembourg, je mimagine qu'il reviendra avec le Roi » 2.

Trois jours plus tard, il écrit :

« Recevez mes remercymens mon cher Fabian des nouvelles que vous mavez donné le 19 de votre frère, que vous teniez de la lettre du Baron Hamilton a M : me la Duchesse ))^.

Les lettres qu'Armfelt envoyait pendant ces jours à Gustave III montrent l'intérêt que cet événement suscita à Stockholm où l'on attendait avec angoisse le courrier de France. On prenait passionnément parti pour ou contre les fugitifs, car en Suède aussi, même à la cour, il y avait un parti « d'enragés » et les milieux diplomatiques étaient consternés. Avec quels sentiments les amis et parents de Fersen accueillirent la nouvelle de la fuite et de l'arrestation du Roi et de la Reine, nous l'apprenons par les lettres intimes de la duchesse Charlotte à Sophie Piper. « Tout Paris lui en veut », écrit-elle le 11 juillet. <( Nos enragés ici trouvent que c'est bien fait d'avoir rattrappé la famille de France, et sont surpris que Axel à voulu ce chargé de la commission, la Wrede m'a fâchée à un grand point et hier qu'elle a diné chez Coral elle a

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