Lignes effacées
l'acceptation du roi ; la refuser aurait été fyîtis noble?, mais cela était impossible dans les citconstances où nous sommes. J'aurais voulu que l'acceptation fut simple et plus courte, mais c'est le malheur de n'être erttoutê que de scélérats ; encore je vous dis, qtïe c'est le moins mauvais projet qui a passé. Vous le jugerez un jour, car je vous
garde tout ce qu'a ex ^ y être, j'ai du bonheur à la
retrouver puisqu'il y a des papiers à vous.
« Les folies des princes et des émigtants nous ont ati^i forcés dans nos démarches il était essentiel, en acceptant, d'ôter tout doute que ce n'était pas de bonne foi. Je crois que la meilleure manière de dégoûter de tout ceci est d'avoir l'air d'y être en entier ; cela fera bientôt voir que rien rie peut aller. Au reste, malgré la lettre que mes frères ont écrite au toi, et qui par parenthèse ne fait point du tout ici l'effet qu'ils espéraient, je ne vois point surtout par la déclaration de Pillnitz, que les secoure étrangers soient si prompts. C'est peut-être un bonheùf, car plus nous avancerons et plus ces gueux-ci sentiront leuts malheufà ; peut-être ert viendront-ils à désirer eux-mêmes les étran- , gers. Je crains que les mauvaises têtes n'èritraînerit votre roi à faire quelque chose qui le compromette, et nous pat conséquent. Il faut beaucoup de sagesse. Je vais écrire à M. de Mercy.
« D'abord que vous sere^ à firuxelles, mande2!-le moi ; je vous écrirai tout simplement, car j'ai une voie sûte toujours à mes ordres. Vous ne sauriez croire combien tout ce que je fais dans ce moment me coûte^ et encore cette vilaine race d'hommes, qui se disent attachés, et qui ne nous ont jamais fait que du mal, sont-ils enragés eh 6é moment ; il semble qu'on a l'âme assez basse pour faire avec plaisir tout ce qu'on est obligé ; encore est-c« leur .... * et leur conduite qui nous a entraînés dans la position où nous sommes. Je n'ai ^u qu'un bonheur, c'est de revoir touâ ces messieurs qui étaient eriferrtiés à cause de nous ^