‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 122 sur 182 · Lignes effacées · texte numérisé non relu

Lignes effacées

ment ! On sait ici qu'il a été mêlé dans nos affaires, et j'ai eu bien peur de sa maison » K Le 31 octobre elle s'excusa d'avoir tardé à transmettre ses remerciements à Craufurd. « J'ai été si pressée la dernière fois que je vous ai écrit, que je n'ai pu vous parler de M. Craufurd. Diteslui bien, que nous savons la manière parfaite dont il est pour nous, que je me suis toujours plu à croire à son attachement, mais que dans l'affreuse position où nous sommes, chaque nouvelle preuve d'intérêt est un titre de plus bien doux à notre reconnaissance ».

Marie-Antoinette s'inquiétait aussi pour la santé de Fersen et craignait qu'elle ne pût supporter le surmenage. Elle désirait le voir rentrer en Suède et le mit en garde contre la société des gens suspects comme le baron de Breteuil.

« Je \ois, que tous les partis aristocratiques et démocrates, s'acharnent contre le baron de Breteuil : je suis inquiète de vous savoir avec lui », écrit-elle dans sa lettre du 2 novembre ; « c'est encore à Coblence et aux émigrés, que nous devons cette cruelle persécution ; ils ont tant dit, que nous n'agissions que par les conseils du baron, qu'il avait tous nos secrets, que les ministères et tous les enragés commencent à en parler ».

Elle tâchait de le rassurer et d'exposer sa conduite d'une manière aussi peu compromettante que possible, craignant qu'il ne la désapprouvât.

Dans sa lettre du 19 octobre elle écrit :

« Rassurez-vous, je ne me laisse pas aller aux enragés,

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