La visite de Fersen à Paris en février
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si préoccupe du malheur qui m'attendqis que j'avois oublié de vous en parler, quelque plaisir que je trou\e a être dans sa société, cette consolation, en adoucissant mes chagrins, ne peut les effacer, il me parait au contraire qu'ils augmentent par la comparaison et que je sente encore plus vivement le prix de ce que j'ai perdu, je suis très sensible aux soins infinis qu'ils ont pris et qu'ils prennent de me consoler, je l'aime^ cela est vrai, sa manière et son attachement véritable pour Elle est une raison de plus pour lui conserver ce sentiment, mais jamais il me fera oublier ce que j'ai perdu je le sens et mes regrets dureront autant que ma vie. El. m'en parle sans cesse et je lui sais gré de cette attention, je ne vois qu'eux et ne vas dans aucune sociétée surtout des François, ils se sont trop mal conduits, excepté le Baron de Breteuil est le seul ou j'aille, mais c'est quand il n'y a personne, les morts ont toujours tort, avec eux ils^ se tournent toujours vers le soleil levant et ne s'occupent que d'intrigues dont j'ai toujours ete et serai toute ma vie l'ennemi. Jusqu'à présent mes peines ont ete vaines et je n'ai rien pu recueillir des restes de cette infortunée princesse. Le seul homme qui auroit pu faire cette commission et qui s'en est chargé n'a ete que jusqu'à la frontière et n'a pas osé entrer en France... tous les autres moyens ont ete infructueux et je n'ai même reçu aucune réponse tant la peur est grande, cependant je ne perd pas courage et je continue mes tentatives ce seroit une si grande consolation pour moi. »
Le Journal intime.
Février,
« V[endredi] 14. Je vis le soir à la comédie Œdipe, le souvenir d'en avoir vu la première représentation a Versailles me causa une douleur profonde. Il ne se passe pas de jour que je ne pense à tout ce que j'ai perdu. Je reçus une lettre du Baron Armfelt de Naples le 21 Janvier la voici ^. Je fus flatte de ce que la Reine me fait dire par lui.