CHAPITRE III
l'officier suédois au service de la france
Le premier soin de Fersen, au lendemain de son retour à Paris, fut de faire les démarches nécessaires à l'achat d'un régiment français. Il écrivit à sa sœur quelques jours après son arrivée à Paris :
Paris ce 27 juiiu
« Je suis arrivé à Brest le 17 et ici le 23, j'y ai ete reçu a merveille. Le Cte de Creutz vous dira de quoi il est question pour moi, ma chère amie. Si cela peut se faire je serai le plus heureux des hommes, mais si cela ne se fait pas le plus malheureux. Ma chère amie, engagés mon Père a y consentir il feroit le bonheur de ma vie, je lui en ai écrit mais pressés le fortement, il s'agit de donner de l'argent mais parlés lui pour moi. Adieu ma chère ma tendre ma vraie, ma seule amie, aimés votre frère autant qu'il vous aime \ »
Le même jour, Axel Fersen écrivit à Gustave III, le priant de « consentir à un arrangment d'où dépend mon existence, avenir et le bonheur de ma vie » :
« Dans une lettre que j'eus l'honneur de Vous écrire du Cap, Sire, je Vous demande Votre consentement pour accepter la proprietée du Begiment de Monsieur le Duc de Lauzun maintenant