‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 46 sur 182 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

Fersen dit qu'il attend « avec la plus grande impatience la lettre que Votre Majesté a bien voulu me promettre. »

C'était la lettre de recommendation pour Louis XVI qui lui parvint au début de septembre. Elle était conçue en termes très flatteurs pour Fersen :

« Monsieur, mon frère et cousin, le comte de Fersen, ayant servi dans les armées de Votre Majesté en Amérique avec une approbation générale, et s'étant rendu par là digne de votre bienveillance, je ne crois pas commettre une indis-crétion en vous demandant un régiment — propriétaire pour lui. Sa naissance, sa fortune, la place qu'il occupe auprès de ma personne, la sagesse de sa conduite, les talents et l'exemple de son père, qui a joui auparavant de la même faveur en France, tout m'autorise à croire, que ses services ne pourront qu'être agréables à Votre Majesté, et, comme il restera également attaché au mien et qiî'il se partagera entre les devoirs qu'exige son service en France et en Suède^ je vois avec plaisir, que la confiance que j'accorde au comte de Fersen et la grande existence dont il jouit dans sa patrie étendront encore davantage les rapports qui existent entre les deux nations et prouveront le désir constant que j'ai de cultiver de plus en plus l'amitié qui m'unit à vous, et qui me devient de jour en jour plus chère. C'est avec ces sentiments et ceux de la plus haute considération et de la plus parfaite estime que je suis, monsieur, mon frère et cousin, de Votre Majesté le bon frère, cousin, ami et allié.

Gustave » ^.

Le 12 septembre, Fersen porta cette lettre à Louis XVL Dans le rapport qu'il adressa ensuite à Gustave III sur sa réception, on voit que Marie-Antoinette s'intéressait vivement à cette affaire :

« Le Roi a consenti tout de suite, et a témoigné la plus grande envie de faire quelque chose qui put être agréable a Votre Majesté, la Reine a bien voulu s'en mêler, des

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