‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 48 sur 182 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

sieur mon fère et cousin, votre bonne sœur et cousine. Marie Antoinette » ^.

Le lendemain même Fersen avertit sa sœur de l'heureuse issue.

« Mon affaire est décidée, ma chère amie, je suis Col : Propriétaire du Royal Suédois, mais je n'ai pas encore mon brevet, n'en dites rien à mon Père, s'il ne vous en parle pas ; il y a encore l'article des 100,000 a arranger avec lui. » ^

Fersen reçut son brevet en novembre, ainsi qu'il ressort d'une note de son livre de correspondance : « 1783. 7 nov. A la Reine, pour la remercier du régiment et demander Stedingk pour colonel commandant ». Le même jour, il écrivit à Breteuil pour le prier de recommander Stedingk.

Dans sa lettre du 20 septembre, Axel avait dit qu'il partait le même jour, à 2 heures, de Paris et qu'il arriverait à Màlsâker, la propriété de la famille de Fersen sur le lac Mélar, vers le 15 ou 20 octobre. Il est probable qu'il n'avait pas grand désir de rentrer en Suède et qu'il aurait préféré rester à Paris ou ailleurs en France pour veiller sur son bonheur. Mais il jugeait une entrevue avec son père absolument indispensable pour' pouvoir ainsi mettre de l'ordre dans leurs relations pécuniaires. Il se réjouissait certainement aussi de revoir sa sœur qui était sa confidente et sa grande amie. Rien ne pouvait donc lui être plus désagréable que la nouvelle qui lui parvint à Wismar après une visite à son frère Fabian à Strasbourg — qui faisait alors son premier voyage à l'étranger en compagnie de M. Bolemany — du désir de Gustave III de se faire accompagner par Axel dans son voyage en Italie.

« Mon frer a passé ici pendant quelques jours » écrit Fabian à Sophie le 18 novembre 1783 de Strasbourg,

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