Le nom sous lequel le Roi de Suède voyageait en Europe
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comtés que Paris y entre pour beaucoup, le Comte de Haga est trop assujeti par ses plaisirs pour abréger sa courses » ^.
a Je suis très content du comte de Fersen », écrivit Gustave III à Creutz. « Je le retrouve avec tout le plaisir et l'intérêt qu'on éprouve en revoyant un ami qu'on n'a pas vu depuis longtemps, qui a été exposé à de grands dangers et qui mérite toute notre sympathie. »
Fersen était le compagnon le plus assidu du Roi pendant ce voyage. Gustave III se servit souvent de sa voiture qui eut l'honneur de lui plaire. Pendant son deuxième séjour à Pise pour l'entrevue avec Joseph II, le Roi n'eut d'autre compagnon que Fersen.
Les lettres d'Axel à son père reflètent Tennui que lui causait ce voyage. Elles donnent également quelques éclaircissements sur ses sentiments pour le Roi. Ses jugements sur les Suédois en général et leur Roi en particulier, ressemblent beaucoup à ceux du vieux maréchal, et on croirait, en les lisant, qu'Axel Fersen n'eût jamais quitté la maison paternelle et qu'il n'eût jamais entendu d'autre sons de cloche que les perpétuelles critiques paternelles contre le Roi et ses caprices. Tout comme son père, il observe la conduite des membres de la famille royale avec un regard hautain, mais en même temps soucieux et inquiet, comme si la responsabilité des événements lui incombait. Le fils diffère pourtant du père en ce sens qu'il se laisse influencer par sa sympathie pour la personne du Roi, tandis que son vieux père n'était guidé que par le souci de la réputation de la Suède. Nous en citerons quelques extraits :
Florence ce 30 novembre 1783.
« Le Roi dit, que les bains lui ont fait beaucoup de bien, et qu'il se sert mieux de son bras ; il me semble qu'il s'en servoit tout aussi bien auparavant : en tout cas c'est un remède bien cher.