Axel-Fréderic Fersen : Historiska Skrifter, appendices
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« La grande simplicité de ses manières de ses discours et de son habillement, contrastoit beaucoup avec Télégance et la frivolité des nôtres ; il avoit Tair solide et nous léger. Je ne sais pas, si la comparaison a été tout à fait à notre avantage, chez les gens sensés. J'en doute, et je ne crois pas, que nos talons rouges, notre belle coëfïure, nos diamants, nos chaînes de montre et nos habits de satin, raient emporté sur un bon uniforme de drap, bien propre, un col noir et une bonne épée de cuivre bien dorée : c'étoit ainsi qu'étoit vêtu l'Empereur. Il voyageoit sans sénateur sans premier gentilhomme de la chambre, sans capitaine des Gardes, sans écuyer etc. etc. il n'y avoit pas dans son antichambre 14 personnes, dont les unes dévoient reconduire ceux qui venoient, jusqu'à la porte, d'autres au haut de l'escalier et d'autres jusqu'en bas » \
Fersen semble avoir été le seul à n'accompagner les visiteurs que jusque « au haut de l'escalier ». Lorsque le 10 janvier 1784, l'Enfante de Parme avec sa suite soupa chez le Roi de Suède, elle fut, selon Armfelt reçue de la manière suivante : Peyron et de la Grange dans l'escalier mférieur, Essen et Gederstrôm dans le deuxième escalier, et, ensuite baron Taube et Armfelt ; le comte Fersen et le Roi se tenaient dans la porte.
Toutes les relations faites par des contemporains sur ce voyage ne nous apprennent que peu de choses sur Fersen Dans les récits d'Adlerbeth et d'Armfelt, son nom n'est mentionné qu'en passant. Dans une lettre qu'un des fidèles du roi Gustave, Schrôderheim, écrivit au poète Jean- Gabriel Oxenstierna, le 2 juillet 1784, nous trouvons pourtant quelques détails intéressants : « Le Roi a été très dégoûté de Fersen pendant tout le voyage et plusieurs lois de Taube. » Ce détail que son auteur ne donne qu'avec des intentions malveillantes ne concorde pas moins avec ce que Fersen a dit lui-même et montre que l'entente entre Fersen et le Roi ne fut pas toujours des plus parfaites. Des bruits disaient aussi que les opinions et la conduite de Fersen avaient souvent déplu au Roi.