PLANCHE III
Fabian de Fersen
(Peinlure par Louis Pasch le Jeune)
Sophie Piper née DE Fersen
(Peinlure par L. Pasch 17iK))
PLAISCIIE IV
Le clavecin de voyage d'AxEL de Febsen
Comme le vieux père l'avait si justement remarqué, ce voyage royal n'avait eu aucun but utilitaire. Dans ces récits contemporains auxquels nous avons fait allusion, on constate que le Roi et sa suite n'avaient guère d'autres soucis que les fêtes et les réceptions. Il est facile de comprendre que dans ces conditions les affaires amoureuses passaient au premier plan, sinon pour le comte de Haga lui-même, du moins pour sa suite. Malgré la tendre affection que Marie-Antoinette lui avait révélée, Fersen n'avait pas hésité à s'engager dans d'innombrables aventures amoureuses. Il correspondait à cette époque avec de nombreuses dames de la haute société, parmi lesquelles M^^^ Corral, femme du ministre d'Espagae à Stockholm après 1785, et deux femmes, Emilie et Elisabeth, dont il avait probablement fait la connaissance pendant le voyage en Italie.
Voici le genre de notes, qu'il faisait sur le contenu de ces lettres :
A Emilie, 3 fév. /1784/. Que je n'ai pas pu lui envoyer mon
portrait.
27 mars. Que j'avais reçu le portrait.
3 avril. Que j'avais re(;u de mon Père une lettre qui me faisait un
peu désespérer.
30 avril. Que cela ne peut jamais avoir lieu et qu'il n'y faut plus
penser.
Milord Cowper. 30 avril. /1784/. Que j'avais écrit à sa sœur, donne le contenu de ma lettre, prie de lui parler et de la consoler. A Elisabeth. 25 avril. /1784/. Demandé commsnt mon portrait doit être hab /illé / et demandé un autre portrait du sien que je renverrais alors le moins ressemblant.
7 déc. /1784/. Rep. à sa lettre du 19 juillet lettre datée du 7 sept. Déclaré tout K
On voit par ces notes, que les lettres avaient surtout trait à des liaisons amoureuses.
Emilie était probablement la^ belle-sœur du lord Cowper, un Anglais que le comte de Haga et sa suite avaient rencontré à Florence où il semblait résider et qui avait donné