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Le lit de voyage d'AxEL de Fersen
9g FERSEN ET MARIE-ANT GINETTE
des fêtes magnifiques en l'honneur du roi de Suède. Le iour même où Fersen avait écrit à Emilie « qu il n y taut plus penser «, il écrivait à lord Gowper pour le prier de parler à sa sœur et de la consoler. r^ ^. t7 .+..
« Elisabeth )) n'était autre que lady Elisabeth Foster, fille de Frédéric, earl de Bristol, mariée à John Thomas Foster. Fersen avait fait sa connaissance à Naples, dans le milieu de conspirateurs politiques et courtisans qui s était formé autour du « Prétendant >>, Charles Edward Stuart comte d' Albany. Dans une lettre à sa sœur \ Fersen dit d'Elisabeth qu'elle était « bien malheureuse ». Comme tant d'autres jeunes gens, à travers les siècles, Fersen devait souvent consoler de jeunes femmes mariées « bien malheureuses ». Il ajouta qu'elle avait « beaucoup de confiance et d'amitié » en lui et conclut, avec un peu moins d ardeur que « j'en ai beaucoup pour elle »•
La plus intéressante lettre, est celle à Elisabeth du 7 décembre, datée du 7 septembre, où Fersen a de sa propre main souligné la phrase : Déclaré tout. Il est évident qu'il avait fait à Elisabeth des aveux sur un sujet important. Mais quel sujet ? La suite de leur correspondance, qui sauf une interruption de plusieurs années, dura jusqu'en 1795, nous permet de supposer que ces aveux avaient trait à la liaison entre Fersen et Marie-Antoinette. Après la mort de la Reine, Fersen et lady Elisabeth revenaient constamment sur ce sujet.
Nous ne croyons pas nous tromper, en supposant que Fersen hésitait ainsi chaque fois qu'il s'apercevait qu'une liaison amoureuse cessait d'être un amusement passager : ses sentiments d'affection pour Marie-Antoinette le retenaient et l'empêchaient de donner une suite aux propositions de mariage qu'on lui faisait.