‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 62 sur 182 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

Le père me fait véritablement pitié, il avait placée toutte la consolation de sa viellesse dans la jomssance de la société de ce fds, il le regardera maintenant comme perdu pour lui pour jamais, je souhaite qu'il n'en soit pas affecté de manière à en devenir inconsolable. Ma belle sœur ne le sera pas moins avec toute la sensibilité de son carac-

tcrc . >> ^

Le'l3 juin, après le départ d'Axel, le père écrit à Fabian : « Votre frère est à Paris depuis le 10 May, fort occupé

de ses arrangemens ou militaires ou frivoles ^ ». Cette

phrase exprime tout son chagrin.

Axel Fersen avait donc quitté Stockholm le 18 avril 1785 et arriva sans incidents notables à Paris le 10 mai. Il venait faire son service : Tachât du régiment était maintenant définitivement réglé. Selon une note de son livre de correspondance il avait manifesté sa joie dans une lettre du 15 avril à Breteuil : « que mes affaires avec mon père sont bien finies >>. Les 20.000 livres y avaient sûrement contribué. A la même date, on trouve une note semblable concernant une lettre à « Joséphine », avec cette petite phrase en plus : « et que je suis content. »

Il a été conservé quelques fragments de lettres d'Axel à sa sœur dont au moins un, le suivant, est sans aucun doute de mai 1785 bien qu'il ne porte aucune indication d'année :

Versailles ce 15 may samedi à 10 heures du soir,

«... Ma chère amie, faittes moi le plaisir de prendre sur la table de marbre, ou vous dormes ordinairement, cette figure de femme descinée qui m'etoit venue de Paris, et de me la garder, je serois fâché de la perdre, je veux la conserver... Je suis arrivé à Versailles ce soir à 6 h.: j'y reste jusqu'au demain soir afin de faire ma cour demain matin » ^.

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