‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 70 sur 182 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

sa dame d'atours, parfaitement bonne et douce et douée d'une haute vertu ; elle y venait dîner avec 4 ou 5 personnes, elle arrangeait de petits concerts dans lesquels elle chantait. Elle montrait là plus d'aisance et de gaîté qu'elle n'en avait jamais laissé apercevoir chez madame de Polir

gnac... »

La reine aimait à danser des Écossaises avec un jeune lord Strathoven ^ aux petits bals de U.^^ d'Ossun.

« On a dit, que la reine avait peu de talent pour la danse «, dit le comte de Saint-Priest dans ses souvenirs. « Il en était de même à peu près pour la musique. Cependant elle voulait chanter et donnait des concerts pour y briller. Elle allait ainsi chanter chez la comtesse d'Ossun, et on se doute, qu'elle était applaudie à tout rompre... »

C'est certainement à la même époque que se rapporte la description suivante des relations entre Fersen et Marie- Antoinette que donne M. de Saint-Priest :

« ... En attendant Fersen se rendait à cheval dans le parc, du côté du Trianon, trois ou quatre fois la semaine ; la reine seule en faisait autant de son côté, et ces rendezvous causaient un scandale public, malgré la modestie et la retenue du favori, qui ne marqua jamais rien à l'extérieur et a été, de tous les amis d'une reine, le plus discret » ^

Comme Fersen servait aussi bien dans l'armée suédoise que dans l'armée française, il ne savait jamais où il aurait à se fixer, d'autant plus qu'il comptait toujours sur l'éventualité d'une guerre déclarée par un des deux rois, auxquels il avait juré fidélité et obéissance. Vers la fin de 1787, il devenait de plus en plus évident que le danger menaçait, cette fois, sa patrie d'origine. La Suède était sur le point de déclarer la guerre à la Russie. Dans l'éventualité presque certaine d'une guerre prochaine, Gustave III rassem-

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