Sa lante qui habitait Paris venait de mourir
« pour la nourriture des chevaux à Versailles », ainsi que « chauffage à Versailles » et des sommes importantes pour paille, foin et avoine.
Le 28 février, il a également enregistré une dépense de 126 livres pour le « tapissier à Versailles » et le 11 juin il paya « un drapeau pour l'écurie ».
Le 27 septembre il écrit à Sophie « que je m'établis à Versailles ». Il informa Taube de ce déménagement par une lettre du 30 septembre :
30 septembre Versailles.
« Mon cher ami, je suis au desespoir des nouvelles de Suéde, j'aime ma patrie et l'échec que nous venons de recevoir me fait frémir par ses suittes, elles sont allarmantes et la position de l'armée est effrayante. Dieu vous conserve, mon ami, pour mon bonheur et celui de notre ami ^ nous ne saurions être heureux sans vous. Je suis ici depuis 5 jours et m'y établis pour l'hiver je n'aurai plus de maison a Paris je n'y aurai qu'un petit appartement, je reformerai des gens et des chevaux, car Paris ne sera pas sur cet hiver et dans les reformes qu'on fait on pourroit aussi bien toucher à ma pension, beaucoup de gens ont fait comme moi et Versailles est très habité. Tout va encore mal dans ce Pais — et il est encore loin d'être calme, cependant beaucoup de gens reviennent et se rangent du coté du Roi. J'ai eu des nouvelles par notre amie ^. Adieu mon ami, ne doutés jamais de ma tendre amitié ^.
Le 28 septembre, il avait noté dans son livre de dépenses « 37,10 pour un voyage de trois chevaux de poste de Versailles à Paris » et 12 livres pour « voiture à Paris » ce qui indique qu'il s'était déjà établi à Versailles.
A peine Fersen était-il venu à Versailles que les événements des 5 et 6 octobre se déroulèrent. Ils eurent une influence décisive sur l'évolution de ses idées politiques et firent de lui un conservateur décidé, comme on le verrait plus tard lorsqu'il vint au pouvoir en Suède. Si pour les éléments avancés en France le Serment du Jeu de Paume