‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 89 sur 182 · En suédois dans roriginal · texte numérisé non relu

En suédois dans roriginal

L'AMI DE LA REINE

Gustave III et pour lui recommander chaque fois qu'il en trouvait l'occasion son jeune ami — Taube était son aîné de 18 ans.

En avril 1790, lorsque Necker était malade et qu'on s'attendait d'un moment à l'autre à son départ ou à sa moii; et qu'on croyait que Staël suivrait son beau-père à Coppet, Taube recommanda chaudement Fersen pour le poste d'ambassadeur ou pour « toute autre mission diplomatique ». Il vanta les qualités d'Axel et ajouta que sa nomination réjouirait aussi beaucoup Marie-Antoinette.

« Si Votre Majesté voudroit employer dans l'un ou l'autre cas grand Axell^, Votre Majesté obligerait infiniment La Personne, qui s'y interresse de ces tems-ci plus que jamais, il est égal. Sire, sous quel titre Votre Majesté voudrait l'employer actuellement, mais votre Majesté s'assurerait pour toujours de La Personne qui s'y interresse ? J'ose, Sire, assurer, qu'Axell nous servirait avec fidélité et attachement, il est dans ce moment plus amené à vous servir, Sire, que tout autre, et Votre Majesté peut compter à sa reconnaissance éternelle ».

Comme Gustave III ne répondait pas à cette demande, Taube montra son^ impatience en la lui rappelant quelques jours plus tard.

Taube avait raison de recommander son jeune ami, qui devenait de plus en plus conservateur. Les événements des derniers mois, tant en France qu'en Suède et Finlande, avaient montré à Fersen avec quelle facilité la discipline militaire pouvait faillir et que des causes infimes pouvaient ébranler la société dans ses fondements.

De retour à Paris, Fersen inaugura son activité politique. D'après une lettre à Taube datant du 24 mars, il avait demandé et obtenu de Gustave III un congé illimité, auquel même son père avait consenti. C'est alors qu'il commença la correspondance officieuse sur les

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