‹ Fersen et Marie-Antoinette [microform]Chapitre 94 sur 182 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

Ce 8 août [1790].

« Ma chère amie, il y a deux jours que je suis de retour de la campagne, ou j'en ai passé cinq, c'étoit chés la duchesse de Fitz- James à Fitz-James, c'est la meilleure femme du monde, bien malheuseuse de tout ce qui se passe, tant à cause d'elle-même, qui se trouve ruinée, que par son attachement à la Reine, dont elle est Dame de Palais, je l'aime beaucoup. Nous n'étions que 7 personnes mais nous nous convenions fort et j'y ai ete bien heureux, eiiC manquoit cependant à mon bonheur et san? ceia il n'y en a pas de parfait pour moi... Adieu, ma chère amie, s'il m'est possible d'aller voir Taube avant son retour j'irai un moment à Aix la Chapelle » K

Il n'eut pourtant jamais le temps d'aller à Aix-la-Chapelle.

Fin août, Fersen s'installa à Auteuil, dans une maison de la campagne, appartenant à Esterhazy. D écrit dans une lettre à Taube du 5 septembre :

« Depuis 10 jours je suis établi à Auteuil dans une maison que le C : te Esterhazy a loué il est allé mener sa femme et ses enfants en Angleterre, car on craint toujours que le C : te d'Artois ne fasse une folie et n'entre en France malgré tout ce qu'on peut fair pour l'en empêcher, il y est poussé par le P : ce de Condé et les aristocrates ce seroit une grande folie et qui gateroit tout. Comme Auteuil n'est qu'à 1 /2 lieu de Paris sur le chemin de Versailles je vas souvent à Paris, il y a d'ailleurs beaucoup de gens de ma connoissance qui y ont des maisons et la société y est bien agréable » ^.

Dans une lettre du 17 septembre, il donnait à Taube de nouveaux détails sur cette société d'anciens fidèles de Versailles qui se réunissait maintenant à Auteuil ;

<< ... Je suis toujours établi a Auteuil, mon cher ami, dans la maison, que le C : te Esterhazy y a, j'y suis fort heureux et plus tranquille qu'a Paris, et comme c'est a la porte du Bois de Boulogne les promenades y sont charmantes, mesdames de Vauban,

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