Inédit. L'original est en suédois
m'empêchait pas, que les visites de Fersen étaient toujours admises. Il s'était établi au Village d'Auteuil chez un de ses amis, d'où il se rendait à Saint-Cloud sur la brune. Je fus averti, qu'un soldat des gardes françaises, appelées alors gardes soldés, rencontrant Fersen à trois heures du matin, sortant du château, était sur le point de l'arrêter. Je crus devoir en parler à la reine, et lui observer, que la présence du comte de Fersen et ses visites au château pouvaient être de quelque danger. « Dites-le lui », réponditelle, « si vous le croyez à propos. Quant à moi je n'en tiens pas compte. » Et, en effet, les visites continuèrent comme de coutume. »
Voici encore quatre fragments significatifs de lettres de Fersen à Sophie :
Ce 19 [décembre 1790].
« Ma chère amie j'ai reçu la votre du 26 il y a deux jour^, et je ferois votre commisbion pour les cheveux, cette idée me charme et ce seroit pour elle une grande jouissance de le savoir. Fabian est toujours a Strasbourg, il m'a mandé que son projet etoit de ne retourner qu'au printems mais mon Père m'a écrit a ce sujet une lettre de fort mauvaise humeur contre lui »... ^
Ce 3 janvier [1791].
« Adieu ma tendre amie je suis si occupé de lui ^ et de vous que je ne puis vous parler d'autre chose. Voici les cheveux que vous m'avés demandé s'il n'y en avoit pas assés je vous en enverrai encore, c'est elle qui vous les donne et elle a ete vivement touchée de ce désir de votre par. Elle est si bonne et si parfaitte et il me semble que je l'aime encore plus depuis qu'elle vous aime. Elle me charge de vous dire combien elle sent vos peines et combien elle les partage. Ah, je ne-mourrois content que lorsque vous l'aurés vue. Adieu »*.