‹ Fête nationale des Canadiens-Français célébrée à Québec en 1880 [microforme]Chapitre 66 sur 212 · MES:EIGNEURS, M. LE PRÉSIDENT, MESDAMES ET MESSIEURS · texte numérisé non relu

MES:EIGNEURS, M. LE PRÉSIDENT, MESDAMES ET MESSIEURS

« Aunom de mes compatriotes, les Acadiens, permettez-moi de vous remercier de l'honneur que vous nous faites en nous invitant à prendre la parole devant une assemblée aussi auguste et aussi solennelle.

« L'occasion qui nous réunit va fixer une époque importante dans l'histoire de l'Acadie et va produire, pour les Acadiens, des fruits doni la signification et l'importance ne peuvent pas s’apprécier aujourd'hui à leur juste valeur, mais qui plus tard, Fespère, se feront connaître d'une manière indéniable. Le bien général qui doit résulter d'une agrégation quasi-nationale, comme la presente, ne peut manquer d’être grand et durable.

« Jusqu'à présent nous aÿions dans la Puissance une population d'origine française importante par ses traditions, grande par ses labeurs passés et par ses épreuves d'autrefois, forte par son nombre, son attachement fidèle et inviolable à ses mœurs, à sa langue et à la religion de ses pères, mais affaiblie par la séparation de certaines portions de ses membres et par le manque de relations suivies avec ces parties ainsi séparées. L'élément français d’une partie de la Puissance demeurait dans une ignorance presqu'absolue de l'existence de ses frères résidant dans les autres parties. Les Français de la Nouvelle- Ecosse connaissaient à peine ceux du Nouveau-Brunswick, de l'Ile du Prince-Edouard et du Canada, et ceux de ces dernières places n'étaient pas. mieux renseignés sur l'existence des autres. L'histoire seule nous révélait les uns aux autres, mais ce pur fait d'existence ne nous unissait pas. De ce jour, de celle époque marquée par une célébration des plus solennelles, des plus imposantes ei des plus dignes de reconnaissance et de souvenirs précieux, marquée par la réunion enthousiaste et confiante des hommes les plus illustres et les mieux doués parmi ces groupes français, dispersés çà et là dans l'Amérique du Nord, de ce jour, dis-je, cet oubli, ce manque de connais-

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