‹ Fête nationale des Canadiens-Français célébrée à Québec en 1880 [microforme]Chapitre 90 sur 212 · LE · texte numérisé non relu

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Cæicourimi, 22 juin 1880.

J, Bte Perir, éer, marchand, délégué de la Convention préliminaire sur la colonisation, à Chicoutimi, Québec.

Mon cher Monsieur,

J'ai l’honnewur de vous transmettre ci-inclus le rapport sur la colonisation de la Commission Préliminaire qui a siégé à Chicoutimi.

La Convention de Chicoutimi se composait de Sa Grandeur Mgr de Chicoutimi, des Révds MM, Roussel, Deläge, Bellay, Roberge, Cimon, Huart et Tremblay, et de MM. Ernest Cimon, M. P., A. A. Hudon, magistrat de district, Olivier Lachence, Michel Caron, J. C. Lacroix et le Dr Lacombe, secrétaire de la Convention.

La convention a adressé à M. les curés des paroisses de la vallée du Lac Saint-Jean des questions sur les mêmes sujets qu’ell: même devait traiter et je vous transmets les rapports que ces Messieurs et, après eux, la paroisse de N.-D, du Lac Saint-Jean, m'ont fait parvenir.

Comme un des rapports ci-annexés contient les questions soumises, je ne les transmettrai pas.

Les membres de la Convention pour Chicoutimi et les paroisses environnantes ont tenu deux séances, et voici quelles ont été les décisions de leurs délibérations :

1e S’efforcer de placer les colons le plus près possible des établissements déjà défrichés, et faire coloniser successivement les townships, afl de procurer les secours spirituels et temporels le plus facilement.

2° Les chemins de colonisation devraient précéder les colons.

3e Le colon travaillera sur son propre lot. Pour les travaux pénibles i?} se procurera le secours des voisins ; mais les lots ne devraient pas être ouverts par un travail commun, et divisés lorsque les travaux de défrichement seront avancés, entre les personnes qui les auront ouverts.

4e TI serait bon qu’un prêtre se trouvât pendant la plus grande partie ce l’année au milieu des colons, afin de les encourager et diriger leurs travaux.

5e Le choix des colons devrait être fait avec la plus grande prudence, et ne diriger sur les terres, que des gens laborieux, désireux de s'établir sur une terre, et ayant l’habitude de cultiver.

6° Les personnes qui auraient un capital suffisant feraient bien de s’établir sur une terre défrichée en grande partie. Elles feraient bien de s'adresser aux personnes influentes de la paroisse dans laquelle elles désirent s'établir, afin d’avoir des renseigneinents qui faciliteront leur établissement.

J’ai l'honneur d’être, Monsieur le Délégué, Votre tout dévoué serviteur, D" LACOMEE, Secrétaire.

Exrrair des délibérations du conseil d’administration de la Société de colonisation N° 1, du comté de Rimouski, à sa réunion du 11 juin 1880.

Proposé par F. T. Rouleau, écuyer, secondé par J. A. Martin, écuyer, que M. le président, le Trés-Révérend Messire Edmond Langevin, Vicaire-

Général) soit autorisé à représenter la Société à la Convention nationale du 24 juin courant, à Québec, et en particulier à suggérer :

« {eo Que l'œuvre de la colonisation soit entièrement soustraite à l’in- “ fluence de la politique ;

#4 2e Qu'il soit suggéré un mode d'organisation générale et dont la base «“ soit la formation des sections diocésaines ;

« 3e Que tout en encourageant une immigration é. angère, telle qu’on “ doit la désirer dans la province de Québec, le gouvernement devrait “ prendre des mesures pour arrêter autant que possible l’émigration de “ nos compatriotes aux Etats-Unis, ”

Adopté unanimement.

Signé, Enmonn LaAnNGEviN, président,

A. P. LETeNDRE, sec. pro-lem.

Copie conforme,

C. A. CaRBoNNEAU, Ptre., Sec.-Trés. Soc. Col. N° 1, Rimouski.

Rimouski, 15 juin 1880.

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