g. 3€. Mao. Cf. LI
3 et 4. Mao. Comparaison : De même que pour passer l’eau on se, conforme à l’ordre naturel et on relève plus ou moins ses vêtements, de même aux réunions (matrimoniales) des deux sexes # 7 77 [RÉ on se <onforme aux rites.
Tcheng: On y obéit de même à l’ordre naturel en assortissant les unions, en ne mariant pas sages et dégénérés, vieux et jeunes ; EF
Æ F5. Je $h. C'est en se conformant aux convenances que chacun
doit recherchèr une moitié. $# JE À ZE. À 22 XX AE À.
5. 4. ZR ; Æ jh. Mao: Fortes eaux; les traverser est dangereux.
6. La perdrix (ou faisan) avec ses chants : emblème de Yi Kiang, princesse aux désirs débauchés et déréglés, Ÿ£ ŸX 22 x, entrant en rapport avec les hommes dans un but voluptueux #7 À LL f5, les décevant par ses paroles /Æ sans réfléchir au Malheur qui attend ceux qui violent les
rites et les règles Æ JE ME 3€ 22 Ë (comme ceux qui passent les eaux débordées). |
7. Mao. À. hi; 1 if JL E Æ SE. Tcheng: Les essieux ne peuvent manquer d'être mouillés si l’eau est haute. On dit que l’eau ne mouille pas les essieux par allusion allégorique à la princesse qui viole les rites sans savoir (le Malheur qui l'attend). (Voir Couv., 39, un développement moderne de la même interprétation : L'eau déborde et on prétend la traverser sans même que les traces des roues de la voiture soient mouillées !) Cf. LXVI, 36. :
8. FF, mâle (habituellement se dit d’un quadrupède; d’où les gloses.) La perdrix par ses chants désire appeler son mâle et appelle en fait un quadrupède, de même (Tcheng) ce que la princesse appelle (en fait, le Malheur) n'est pas ce qu’elle appelle (la Volupté) Hg R À FR XR JE R 4& : ou encore : le duc, son mari, n’est pas pour elle un conjoint assorti. k À HE ZS JE EH (gloses tirées du C de Tcheng à 8, 4).
Sur ff on notera que le caractère symétrique #É s'emploie parfois des oiseaux (Couv., Dict.)et que le vers 8 est le pendant du vers 16 : ( (son) : 4% (le mien). — ff: (mâle): Æ (compagnon). La jeune fille appelle son ami en chantant: de même la perdrix en chantant appelle un mâle.
[Depuis que je me suis décidé à traduire #E : Æ£, est paru un nouveau dicton : Ÿf SH Chang-Hai 1° a. de la Rép. — républicain et destiné à remplacer le K’'ang-hi —, qui donne à #f et précisément dans ce vers le sens de mâle d’un oiseau.]
Comp. Siao ya, 1,5 3 H #7 ÉE en parlant d’un oiseau.
Y. Yong yong, aux. desc. imitant le cri des oiès sauvages se répondant de concert, fi]. (Mao). La femelle est censée répondre au mâle. (Cf. XV, 4.) ÊË symbolise l'accord conjugal, la docilité de l'épouse; joint à FE (modestie) forme un complexe classique pour désigner les vertus féminines de soumission. (Cf. V, 3.) ;
10. L'oie sauvage, présent rituel, sert particulièrement dans le rituel du mariage {Yi li: Mar.). Raisons symboliques tirées principalement du fait que l’oie sauvage est un oiseau migrateur qui se déplace selon Ia chaleur, c'est-à-dire en suivant le yang {mâle); la femme doit ainsi suivre
son mari. Tcheng. F£ D Hi - Cf. Glose de Tcheng au Yi li: Mar. De plus la femelle n’abandonne jamais le mâle et le suit un peu en arrière (fidélité, soumission et pudeur). Æ (Cf. Che king; Tcheng fong, 4; Couv., p. 88. Voir la note).
L'oie sauvage, à tous les premiers rites de mariage (Cf. note de Tcheng au vers 2), est offerte au crépuscule du matin; elle n’est offerte au crépuscule du soir qu’au, dernier rite : pompe nuptiale. Cf. Yili : Mar. — Cette remarque est importante pour fixer le sens de 11.
11. Tcheng : Ëf Æ. 1h 22 2K Éi Je LA : faire en sorte que la femme vienne chez soi; Ê désigne normalement la pompe nuptiale (cf. IX, 3 et XLVI, 11); au vers 11, par l'emploi qui en est fait, ce mot désigne les rites préliminaires de la pompe (cf. note au vers 2) où l’oie est offerte au crépuscule du matin. Cf. 10 et note.
12. 36. J&. Mao. La glace fondue : terme calendérique; les glaces fondent au 1* mois (cf. Yue ling). Les rites du mariage doivent précéder le 2° mois, sauf le dernier, la pompe nuptiale, qui a lieu au 2° mois, selon Tcheng. — Voir une interprétation contraire dans le Kia yu ÀÆ Àù F4. — Le rite qui serait ici désigné est, selon Tcheng, l’avant-dernier : Prière de fixer la date 5j HH ; il aurait lieu avant le milieu du 1° mois.
13. Tchao tchao, aux. desc. représentant les appels: Tchao signifie appeler. Selon Mao et Tcheng le batelier est un passeur.
On peut admettre cette interprétation bien qu’une autre, plus subtile, puisse être présentée. On pourrait soutenir que les jeunes gens, montés sur les bateaux, font le rile d'appel, savoir : le rappel du houen pour l'unir au po #4 2% #4 HE : voir la glose du Han che à LII.
Selon Mao, l’appel du passeur symbolise l’ordre de l’Entremetteur appariant d'autorité les garçons et filles non mariés, afin d'éviter les rendezvous particuliers. Cf. XI, préf. et notes.