X À Mao : — ZX 27 À les personnes d’une maison. Tcheng
ft Æ ZX même sens que les expressions terminant 4 et 8. C* imper. des Ts'ing. — La bonne réglementation de l'État se retrouve
dans la belle ordonnance des maisons #4 fi /E 75 H 3%... aussi (le gouvernement du roi Wen étant bon) il devait se faire que dans tout le pays les filles soient toutes capables de mettre de l'ordre dans leurs
appartements. JA — Fi 27 À Æ HE ‘À Æ. Cf. Ta Hio, Li Ki, Couv., II, p. 6%6.
Le pêcher fleurit FE £ : dicton de calendrier, rapporté au 2° mois. Cf. Yue ling. Couv. Li Ki. I, p. 340. Sur le pêcher voir de Groot. Emouy, pp: 88, 480.
Variantes (d'écriture) (HTKKSP 1171) £k #X, IE TE& et Y£ ZE, se rapportant toutes aux aux. descriptifs. :
Chanson de mariage. Thème de l'essor de la végétation.
J'ai suivi les explications des commentateurs, mais je me suis bien gardé d'introduire leurs gloses dans mon texte : si on les regarde de près, on sent combien, même pour une chanson aussi simple, l’interprétation symbolique entraine de difficultés.
Grâce au roi Wen, les mariages se faisaient régulièrement ; mais quelles sont les règles matrimoniales précises que peuvent indiquer symboliquement les vers traduits ?
On peut d’abord penser qu'il est question de l’âge des époux ; ils ne doivent pas être trop âgés: aussi parle-t-on, par symbole, d’un pêcher jeune et qui pousse vigoureusement 1. On péut aller plus loin dans la précision et croire que ce jeune pêcher symbolise une jeune fille et qu’elle a de quinze à dix-neuf ans. Mais, puisqu'il s’agit d’allégorie, pourquoi s’arrêter ? Les fleurs marquent la beauté de la fille; les fruits, ses vertus d’épouse; et le feuillage, qu’elle est en parfait état physique.
Le mariage ne doit pas seulement être conelu à un âge
déterminé, mais à une époque fixe de l’année; cette époque, pour certains auteurs, est le printemps ; au printemps fleurit le pêcher : et voilà un autre symbolisme possible !. Il est vrai qu’on parle des fruits après avoir parlé des fleurs : se marlait-on encore au temps des pêches müres? Question qu’il vaut mieux ne pas poser : réjouissons-nous simplement que le Roi Civilisateur ait pu réussir à faire marier les filles au bon âge et à la bonne saison.
Voilà qui est bien ; et les anciens commentateurs sont satisfaits ; mais les modernes? vont plus loin: quand on enseigne on ne saurait être trop moral.
Le quatrième vers de chaque couplet exprime qu’il convient de se marier ; pour cela on emploie toujours le mot &7 faut, il convient et, selon les couplets, différents termes pour désigner le couple conjugal. On dit d’abord: « il faut qu’on soit femme et mari! » Femme est rendu — cela est d’un usage constant — par le mot Æ qui signifie chambre ; mari — cela est constant — par le mot Z% qui signifie maison ; au second couplet mêmes mots, mais en ordre inverse; au troisième apparaît une expression nouvelle : les personnes d’une même maison, c’est-à-dire un ménage. Pensera-t-on que les trois vers ne diffèrent que pour la rime? Il serait plus utile de montrer là encore les effets de la Vertu Royale; on y arrivera àisément : il suffit de donner leur sens matériel aux mots femme (— chambre) et mari (— maison) et de prêter à il convient le sens fort de mettre en ordre convenable. De ce fait, les filles moralisées par le roi Wen deviennent capables de mettre de l’ordre dans leurs maisons et parmi les personnes de leurs maisons : ainsi le veulent les éditeurs des Ts’ing, et ils obligent le P. Couvreur à traduire: « Ces jeunes filles vont célébrer leurs noces, elles établiront l’ordre le plus parfait dans leurs appartements et dans leurs maisons. »