‹ Fêtes et Chansons Anciennes de la ChineChapitre 124 sur 228 · Æ 4. Mao · texte numérisé non relu

Æ 4. Mao

Les vers 1-7 sont repris dans le n° 8 de Siao ya, I {Couv., p. 189), vers 33-38.

Une école rapproche cette pièce de LIV, LXVII B et Chao nan, 4. (Cf. HTKKSP, p. 12 v° sqq.) Elle se rapporterait au sacrifice végétal du

PARA SEEN" LP ln 1: À

3° mois après les noces, à partir duquel seulement le mariage est con- Sommé. La cueillette est celle des plantes à offrandes : la femme arrivée depuis trois mois n'a pas encore vu son mari, ne s'est pas encore unie à lui. Cette école, au contraire de Tcheng, ne croit pas que les vers se rapportent à la pompe nuptiale ; cela oblige à expliquer les cueillettes avec trop de subtilité. Comme Tcheng elle explique la tristesse par l'usage de la visite aux parents : cette visite est conçue comme le rite symétrique de la délivrance de la fille #ÿ À fait au 3° mois. (Cf. Tsouo tchouan Tcheng, 9° a. Legge, p. 869). (Comp. la visite du mari aux beauxparents, faite le 3° mois, dans certains cas. Mémoire du chap. du Mariage au Yi li.) À

Cette tradition est importante pour une explication du passage des usages populaires aux règles suivies par les nobles.

On remarquera que Tcheng voit dans les réunions des sauterelles un emblème des fêtes sexuelles. D'autre part, il croit à la règle des mariages au printemps. Or lui-même indique que le cri des sauterelles marque la fin de l'automne. Glose au Che king, Siao ya, I, 8, vers 36-38 où est repris le premier couplet de LIX. À NÉ. H& # 22 If 2. Mais rien ne prouve que Tcheng n’ait pas connu l'existence des fêtes sexuelles d'automne. Voir sa glose à L, 1 et 2.

Variantes d'écriture : À. #&. #H. 3. 5%. KE.

Variantes d’aux. desc. : th. 7 et X4.

Thèmes de la promenade sur les monts, — des amours des bêtes, — des cueillettes, — de l’inquiétude amoureuse, — de l'apaisement.

Noter aux vers 7, 14, 21, le HI} qui marque le brusque passage de sen-

timents.

LX.— Les essieux du char. # # (Siao ya VII, 4 — C. 293 — L. 391).

1HAEÉZÉ#/A.A grands coups j'ai fixé les essieux de

[mon char :

28 Z/2.)je vais chercher la belle jeune fille de mes [rêves !

%. Qu'importe la faim! Qu'importe la soif!

#. Avecson prestige elle s’en vient vers moi! %. Bien que je n’aie pas de bons amis,

#. Orça! banquetons et faisons fête!

i& . Dans cette épaisse forêt de la plaine, #6 HÉZ&B. Voilà que les faisans se réunissent !

9. JR #E fi 4. A l’époque voulue, cette noble fille 10. Æ 4 Z% 4x. Avec sa grande Vertu vient m'aider! 11. 3% H Æ&. Orcça!banquetons, chantons ses louanges! 12. %r Hi 4 jf. Je t’aimerai sans me lasser!

13. ME 4 M. Bien que je n’aie pas de liqueurs exquises, 14. FX HS. Or ça! buvons, je t’y invite!

15. BE 4 Æ 4%. Bien que je n’aie pas de mets délectables, 16. À HÆXE. Or ça! mangeons, je t’y invite !

17. BE 4 6 SU Jr. Bien qu’en Vertu je ne te vaille pas, 18. RE H#Æ. Or ça! chantons et puis dansons!

19. FE #4 & M. Je suis monté sur la haute colline 20. Jr HE . Et j'y ai coupé des fagots de chêne! 21. JF HF À. Et j'y ai coupé des fagots de chêne! 22. H Æ JE /A. Comme le feuillage en est verdoyant! 23. ER #4 . Quel bonheur pour moi ! Je m'unis à toi! 24. Rd & 5. Ah! comme mon cœur en est soulagé ! 25. & 14 MN 1. On peut admirer les hautes montagnes ! 26. Æ 5 Â1 1. On peut cheminer sur les grands chemins! *27. DJ #k KE BE. Mes quatre chevaux, oh'qu'ils sont dociles! 28. 7% #$ %n Æ. À voir leurs six rênes on dirait un luth ! 29. #9 #3 ÿr &. Je m’unis à toi, nouvelle épousée, 30. EL RW. Et je mets ainsi la paix dans mon cœur !

LX. — Préf. Satire contre le roi Yeou et sa favorite Pao Sseu. Cf. SMT in Chav., [, 280 sqq. Pao Sseu était jalouse etsans vertu É- Le peuple de Tcheou désirait trouver une fille sage pour l'unir au seigneur, c'est pourquoi il fit ce chant. F] À #6 LÉ & #. EE ER

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