‹ Fêtes et Chansons Anciennes de la ChineChapitre 147 sur 228 · LIE · texte numérisé non relu

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LIE, LXHIT, 11 et 12,

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boïs qui se réfugient par paires au plus profond de la forêt, eux aussi s’isolaient et allaient s’unir sur le gazon des prairies basses ou sous les grands arbres et les hautes fougères des monts?. Les serments, les gages d'amour, fleurs cueillies, bijoux achetés sans doute à la foire voisine, beuveries, repas en commun, complétaient la communion où s’affirmait ieur amour nouveau. Une orgie terminait la fête, où lon faisait usage de l'antique corne de rhinocéros: car ces solennités avaient un caractère auguste 4.

Telles apparaissent, d’après les chansons, les fêtes des monts et des eaux ; tel en est, du moins, le type moyen. J'ai l’impression que le passage des eaux et la cueillette des fleurs jouaient un plus grand rôle aux fêtes printanières et qu'à lPautomne c'était l’ascension et la récolte des fagots ; pourtant ces rites devaient se retrouver aux différentes fêtes, car les thèmes qui y correspondent apparaissent péle-mêle dans les chansons. Une différence plus sensible est que le printemps semble être l’époque des accordailles et l'automne celle de l’entrée en ménage: c’est au temps où les perdrix en chantant appellent un mâle que les jeunes filles se choisissaient un compagnon dans la joute de danses et de chants 5. Les amoureux se donnaient alors rendez-vous pour l’automnef et, quand les fêtes en étaient passées, allaient habiter ensemble comme mari et femme. Fêtes printanières et fêtes automnales ne semblent pas d’ailleurs avoir eu la même importance, le printemps était assurément l’époque des principales réjouissances. |

RXER 2. LIX, 6; LX, 23 #4 et LII, 10-11, glose de Teheng {7 X #f À #. 3. LIT, 12; XXXIX, 9-12. — Comp. XLII, 13-18; XXVII, 12; XXVIII,

LXHI, 11-12.

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