Colquhoun, ibid., p
les femmes de l’autre. On chante : quand un garçon a séduit une fille avec ses chants, elle lui lance une balle colorée. A côté se tient une foire où les galants achètent force cadeaux à leurs belles. La fête a lieu au premier mois du printemps chez les Miao-tseu du Yun-nan. « Ils se livrent, dit un observateur chinois !, à la danse au clair de la lune... et chantent en chœur... Ils se livrent à des pantomimes... Ils font encore des balles en soie de couleur, choisissent celle qui leur plait et s'amusent à la (lui) lancer. Ils se réunissent le soir pour rivaliser d'adresse et d’entrain et ne se séparent que le matin. Ensuite viennent les délibérations au sujet des conditions et de l’époque de leur mariage. Ils battent leur tambour
de bronze, jouent de la trompette, font des sacrifices d’ac-
tions de grâce et dressent les contrats. « Aux environs du nouvel an les jeunes gens et jeunes filles (Mao)... vêtus de leurs plus beaux habits... se rendent à un endroit convenu... c’est souvent une fête des fiançailles ?. » Dans le Kouang-si? « chaque année, durant la troisième ou quatrième lune, les jeunes garçons et les jeunes filles (T’ou-yen) des différents villages se réunissent... les gens des. villages voisins viennent en apportant des provisions assister à ces sortes de concours ; chaque rassemblement ne comprend pas moins d'un millier de personnes toutes âgées d’une vingtaine d’années environ. Les indigènes prétendent que si ces réunions étaient empêchées ou interdites pour une cause quelconque, les moissons ne pourraient arriver à maturité et de nombreuses maladies épidémiques s’appesantiraient sur les populations. » « Ces cérémonies sont souvent prétextes à accordailles... souvent les couples qui se sont découvert un penchant mutuel s’égarent dans les buissons voisins et dans les herbes de la jungle pour y prendre les arrhes du futur mariage. » Sou-hing, roi de Nan Tchao (Yun-nan) (de