Beauvais, ibid., p
RERETU à.
1041 à 1044 ap. J.-C.), « pendant les mois de printemps se rendait aux bains appuyé sur des courtisanes : il allait ainsi en descendant le courant depuis les trois sources Yu-Ngan, jusqu’au bassin Xteou-kiu-lieou ; les hommes et les femmes s’asseyaient, se battaient avec les fleurs, en piquaient dans leurs cheveux et jour et nuit se livraient au plaisir!. » Dans le même pays « au printemps, les cours d’eau sont tièdes, partout Jaillissent les sources;... partout on vend du vin, partout on aperçoit des épingles de tête et des bracelets ; on cherche la fleur odorante et on lutte dans le pavillon de repos remis à neuf ; au pied des jujubiers les chansons se succèdent et l’on compose de belles pièces de vers... (au troisième mois) les chants s’élèvent et se répondent?. »
4 Les duels de chansons ont lieu entre des jeunes gens et des jeunes filles de villages différents.
Chez les La-qua 3 « les jeunes gens non mariés... chantent sur la montagne, mais les garçons ne doivent pas appartenir au mème village que les filles. » Ce qui, selon le colonel Bonifacy, est une survivance de l’exogamie primitive. De fait, dans leurs chansons, les jeunes filles La-qua considèrent leur partenaire comme un étranger.
En ce pays on n’a jamais vu un étranger ; Cet étranger, d’où vient-il ?
Cet étranger charmant est venu,
En son honneur il faut chanter.
D'où vient donc ce bel étranger ?
Vient-il ou non par la rivière P
Combien a-t-il vu de rivières et de pays ?
Comment a-t-il traversé ces eaux profondes ?
Comme il est bon d’avoir parcouru mille lieux !