C’est peut-être le cas de LXIT
2. Le classement que j'ai adopté ne tient aucun compte du classement officiel.
souci d’exactitude philologique et celles qui ne sont fournies que pour justifier l'interprétation classique. Cette règle est délicate à bien observer ; elle demande, pour être suivie exactement : 4° qu’on lise les commentaires avec une extrême attention et dans le détail ; 2° qu’on se soit fait une idée de l’attitude de chaque glossateur à l’égard du texte auquel on a précisément affaire ; 3° qu’on connaisse les théories archéologiques particulières à chaque école de commentateurs ; £ enfin, qu’on ait d’abord un sentiment juste du sens général de la chanson étudiée. On ne peut arriver à de bons résultats qu’à l’aide d’une longue pratique et si l’on a soin d’appliquer les deux règles qui suivent;
7° On tiendra le plus grand compte du rythme des chansons. L’expérience montre que ce rythme décèle des correspondances d'expressions liées à des correspondances entre Les choses! et qui éclairent à la fois le sens particulier des mots et le sens général de la pièce. En conséquence, on s’efforcera, dans la traduction, de conserver le rythme de loriginal ; on traduira rigoureusement vers pour vers et de manière à mettre en évidence les retours ou les parallélismes d’expresssions? ;
8° On fixera le sens de chaque pièce par la comparaison avec les pièces analogues. S'il n’est pas toujours possible d'arriver à savoir au juste le sens général d’une chanson, ce système servira au moins à accroître la collection des correspondances ; on constituera ainsi une série de {hèmes poétiques;
% L’expérience montre qu'il est dangereux d'interpréter les chansons du Che king qui nous ont transmis des faits bruts, à l’aide de règles rituelles élaborées par une pensée
1. J’étudierai plus loin en détail ce que signifie le procédé des correspondances.
2. L'observation de cette règle méthodique m'a imposé de traduire les chansons de la façon la plus littérale : j’ai été parfois obligé de ne pas respecter l’ordre des mots chinois, dans ce cas je me suis efforcé d’obtenir que dans ma traduction les mots qui se correspondent dans les vers chinois continuent à se faire face.
religieuse déjà savante ou reconstituées par de pieux archéologues. On s’efforcera d'expliquer le Che king par le Che king : mieux vaut se résoudre à ne connaître que des faits bruts et ne pas courir le risque de mettre ces faits en relation directe avec des idées ou des règles de formation dérivée ou indépendante ;
10° S’ii faut avoir recours à des sources étrangères, on préférera aux textes classiques ceux qui nous offrent des faits de folklore — anciens si possible, modernes à la rigueur, empruntés au besoin à l’aire de la civilisation extrêmeorientale — qui, tous, auront l’avantage d’avoir été au minimum déformés par le travail de la réflexion juridique ou religieuse ;
11° Le Che king est un recueil artificiel ; il contient des pièces qu'on nous dit être de provenances diverses, soit quant au lieu d'origine, soit quant à la date, soit quant aux auteurs. On s’aperçoit, à l’usage, qu'il n'y a pratiquement pas à tenir compte des diversités provinciales : même, l’étude du Che king donne une forte impression de l'unité chinoise!. En revanche, il serait dangereux de ne pas s’attendre à trouver dans le recueil et même dans le Kouo fong des pièces tardives ou de composition savante? ;
12° Il n’est pas impossible que les chansons, par exemple, quand on les a consignées par écrit, aient été remaniées *: il faut garder présente à l'esprit l’idée que les chansons peuvent être de formation secondaire quand les thèmes sont de formation primitive ;
13 Les thèmes primitifs, nécessairement associés à des états sentimentaux, peuvent apparaitre dans des pièces où s'expriment des sentiments analogues, sans que, pour cela,
1. Au moins à l'intérieur de la Confédération chinoise FH [j.