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que le vent d’est amène le dégel!; cependant une autre tradition place la fête au moment où le pêcher fleurit et où tombent les premières pluies ?, termes agricoles que les calendriers rapportent au deuxième mois ?, ce qui n'empêche pas qu'on ne donne encore comme date le premier jour E Sseu du troisième mois. Il est clair que la fête, d’abord liée aux premières manifestations de l'éveil printanier, fut ensuite assignée à un terme fixe, à un jour déterminé du calendrier.
Sur le lieu de la fête nous avons un témoignage complémentaire® : L'assemblée se tenait au pied d’une montagne de la sous-préfecture de Tou-leang ; il en sortait une source très pure ; il y poussait des orchidées qu’on appelait parfois « parfums de Tou-leang ». Les réjouissances où venaient les jeunes gens de cet étroit pays de montagnes qu'était Tcheng se tenaient donc au bord de l’eau et au pied des monts.
La cueillette des orchidées est celle des parties de la fête sur laquelle nous avons le plus de renseignements. C'était, nous dit-on 7, un moyen de se préserver des mauvaises influences, de se prémunir contre les venins $ #, c'était un rite de purification jf B&. C'était sur l’eau, dit-on encore, que, tenant en mains ces orchidées, tous les jeunes gens, toutes les jeunes filles de Tcheng chassaient les influences malignes 4 %#, les maléfices Æ %f£, les impuretés de l'air & f$ ou de la saison j$ fÿ ; du même coup ils évoquaient les âmes, ou, pour traduire plus exactement, ils #Z 3% appelaient les âmes supérieures (ouen — âme-souffle) pour les #ä 5 réunir aux âmes inférieures (po — âme corporelle, âme du cadavre, âme-sang).
Propitiations, lustrations diverses, cueillettes de fleurs,
Yue ling, 1° mois; Couv., I, 332. K JA F7 TK.
. Notes du Han che.
Yue ling, 2° mois ; Couv., I, 340. 4£ Hj 2K. HE 4% À. . Han che.
. Note du K’ang Hi à Fd- . Cf. Monographie géographique du T’sien Han chou. Ed. de Changhaï K. 28 b. p. 12 recto.