‹ Fêtes et Chansons Anciennes de la ChineChapitre 167 sur 228 · Kouo yu. Tcheou yu, 1* disc. F$ H X · texte numérisé non relu

Kouo yu. Tcheou yu, 1* disc. F$ H X

Chine, venue de la capitale des Tcheou, pour épouser le prince de Tch’en. Elle n’avait point eu d'enfants et s’était plu aux danses des sorciers et des sorcières. Voilà pourquoi, longtemps après, les gens de Tch’en chantaient et dansaient sans mesure sous les chênes du tertre Yuan!.

C'était une première raison de scandale de danser ainsi hors de propos?; mais la principale est que, dans ces réunions dansantes, les sexes se mélaient : même les enfants des grandes familles paraissaient en des lieux où n’était guère leur place. Qu’à Tch’en l’on dansât trop et hors de saison, il est possible : « qu'importe hiver ! été qu'importe! » dit, peut-être avec une nuance de blâme, une chanson. Qu'il y eût mélange des sexes, c’est bien certain : on chantait des chants alternés, on se faisait des déclarations galantes, on se donnait des fleurs 4. Mais que les meilleures familles se soient alors déshonorées, ce sont les glossateurs qui le veulent: ils ont confié à l’histoire le nom de deux maisons compromises, celle de Tseu Tchong, celle de Yuan.

Pour Tseu er la chanson nomme son enfant’, qui dansait sur la place publique ; il était, dit-on, grand officier : on n’eut sans doute pas grand’peine à retrouver dans les annales de Tch’en un nom aussi commun. Le mérite fut plus grand pour Yuan: c’est dans le texte qu’on le retrouva. Il y figure (ou plutôt sa fille) dans les vers que j'ai ainsi traduits :

« Un beau matin l’on se cherche Dans la plaine du Midi. »

Le sens que j'ai suivi, simple et clair, est celui des modernes pour qui Yuan a ici sa valeur commune de plaine.

1. Tch'en fong, Gloses de la préface. >X 46 ME +. 4j XK Hi. NE Eh. AXE 2 6. RE 1 8 22. Cf. T'sien Han chou. dans géogr., édit. de Changhaï K. 28 b. p. 12 vo.

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