‹ Fêtes et Chansons Anciennes de la ChineChapitre 169 sur 228 · LXIIE · texte numérisé non relu

LXIIE

3. Ils durent autant que la saison froide. Cf. combinés, LXIII, 7; Couv., p. 162 et Kia yu déjà cité p.132. Ajouter LXVI, 2-8.

4. LXIH, 5, 9. Cf. Tcheou li, v° Yo Tchang, Biot. II, 66; De même à la

grette ! ; du bas en haut du tertre Yuan, les chœurs de danse demandaient la pluie: passaient-ils pour cela quelque rivière ? Imitaient-ils l'ascension du dragon ? Les commentateurs, de toutes façons, sont si bien assurés qu’il s’agit d’une fête de la pluie que certains entendent les deux derniers caractères des 5° et 9% vers des Ormeaux comme s'ils figuraient les cris consacrés pour faire pleuvoir?.

Chanteurs et danseurs n'étaient pas tous du même sexe; il y avait sur le tertre Yuan, comme à Tcheng près de la Wei, des filles et des garçons qui s’interpellaient en vers et, s’offrant des fleurs, se déclaraient leur amour. Des rites sexuels se mélaient à la fête: pour l’avoir mise en vogue, c’en fut fait de la réputation de T’ai Ki.

T’ai Ki n'avait point d’enfants et elle aimait ces fêtes. Désirait-elle seulement faire tomber la pluie ? Et suffisait-il à ceux et à celles qui s’offraient des graines aromatiques que la pluie vint rendre la terre féconde? De fait, ces graines sont un des emblèmes de la fécondité? ; c'était un gage de fécondité et non pas seulement un gage d’amour qu’on recevait avec une poignée d’aromates. Leur parfum, nous diton, était capable de faire descendre les puissances sacrées :

fête Tcha de la fin de l’année (voir p. 181), on frappe le tambour de terre pour engager au repos les vieillards. De même à la fête où l’on demande une bonne année.

1. LXII, 8, 12. Cf. Che king, Pei fong, 13 ; Couv., p. 4t et surtout Wang fong, 3 ; Couv., p. 78.

Mon seigneur, oh ! quel bonheur,

De la main gauche il tient la flûte ;

De la droite, il m'appelle hors de la maison! Allons ! quelle n’est pas ma joie!

Mon seigneur, oh ! quel plaisir!

De la main gauche il tient l'éventail d’aigrette De la droite il m'appelle au spectacle, Allons ! quelle n’est pas ma joie !

Comp. Tcheou li, Biot. II, 65.

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