HTKKSP, 428, p. 4 r
3. Rapprocher % dont l'autre nom est jE 4e du plantain %# # qui donne les grossesses. Cf. XIX.
ainsi sur la Wei, les âmes étaient évoquées par les parfums de Tou-leang. A la fête du printemps de Tch’en, après Tai Ki, les filles du pays demandaient des enfants ; ainsi faisaient sans doute les filles de Tcheng qui cueillaient l’orchidée. N’était-il point comte de Tcheng ce seigneur que sa mère conçut miraculeusement en recevant une orchidée ! ?
Fête de la pluie, des naissances, des accordailles, avec joute de chants et de danses, cueillette de fleurs et rites sexuels, telles étaient les fêtes du tertre Yuan.
La fête royale du printemps. — Ce n’est ni au bord d’une rivière, ni au pied d’une montagne, c’est dans la banlieue Sud de la Capitale, que, le jour de l’équinoxe de printemps (c’est le jour officiel du retour des hirondelles) « on sacrifiait un bœuf, un bélier et un porc au Suprême Entremetteur À Hé (Kao Mei). Le fils du ciel allait (à la cérémonie) ; la reine ÿ menait les neuf femmes de second rang et toutes les femmesservantes du roi: On offrait un présent rituel (une coupe de liqueur) à celles qui avaient couché avec lui; on apportait des étuis à arcs et l’on donnait des arcs et des flèches (à ces femmes) devant Kao Mei*. »
À première vue, cette cérémonie est toute claire: les ares et les flèches présagent des enfants mâles? ; il semble donc qu'on veuille obtenir des fils de Kao Mei. Mais quelle est cette divinité et comment se fait-il — fait unique dans le rituel classique — qu’une fête réunisse en pleine campagne des hommes et des femmes ?
Souvent les divinités chinoises sont conçues comme la personne divinisée d’un fonctionnaire des temps passés. Il existait un fonctionnaire qu'on appelait 4#£ Æ l’Entremetteur ; il
1. Tsouo Tchouan, Siuan, 4° a. Legge, p. 294. — Voir le texte analysé pp. 200-2.