PA EUR
avait charge, dit le Tcheou li‘, d’ordonner au deuxième mois (celui de l’équinoxe du printemps) la réunion des filles et des garçons ; son origine datait de institution même du mariage, il était chargé d’accomplir aux cérémonies matrimoniales certains rites de purification jjà F& ?.
À la cérémonie royale du retour des hirondelles, il n’est point du tout question de mariage. Qu’y vient faire l’Entremetteur Suprême ? Il est du reste notable qu’on ne identifie pas avec un Entremetteur défunt ; mais avec un empereur : Kao Mei, dit-on, c’est l’empereur Kao Sin, dont la race des Tcheou voulait descendre tout comme celle des Yin qui l’avait précédé dans la dignité royale. D’autres remarquent qu’on écrit parfois %f jé (Kiao Mei) le Sacrifice à l’entremetteur dans la banlieue (Kiao) et non le sacrifice à l’Entremetteur Suprême (Kao). Ainsi tout ce qu’on peut dire de ce dieu mal défini qu’on fétait au milieu du printemps, c’est qu’il semble en rapport avec certaines lustrations nuptiales et qu’on allait lui demander des enfants dans la campagne.
Les Yin et les Tcheou descendent de Kao Sin: c’est-à-dire qu'ils descendent de deux femmes de cet Empereur qui conçurent miraculeusement leurs enfants héroïques.
La mère de la race des Tcheou fut Kiang Yuan“; elle obtint un fils en faisant un sacrifice jf Yin, c’est-à-dire avec une intention pure ou pour se purifier: « lie écarta par là le malheur d’être sans enfant » LI ÿf E - ou, comme dit la glose, « elle élimina ainsi l impureté d’être léboniie » LA ji B Æ 4 F 2 %. Comment se fit cette lustration? Tout ce
. 1. Tcheou li, Biot. I, 306.