Le premier jour Sseu du 3° mois. 2. Légende de Kien Ti
delles les acteurs sont-ils pris dans les deux sexes; il n’en est plus de même à Lou; tout s'y passe entre hommes ; ils sont divisés en deux bandes égales — voilà tout ce qui reste de l’ancienne joute de danses et de chants — et ce sont des fonctionnaires qualifiés tout exprès qui tiennent les rôles. Aux fêtes officielles, tout le monde ne participe pas; il y a des règles pour choisir les acteurs et les principes de leur recrutement ne sont pas partout les mêmes.
Si l’on passe au contenu rituel des fêtes, l’appauvrissement, la spécialisation sont encore mieux marqués. Ce n’est qu'à Tcheng et Tch’en qu’on trouve tout ensemble, joutes, accordailles, rites sexuels, cueillettes, etc. A Lou, tout se borne, semble-t-il, à des rites mimétiques qui appellent la pluie ; et qu’y a t-il de plus dans la fête royale, à son dernier état, qu'un charme pour obtenir des enfants mâles ? Ainsi les fêtes sont allées en se simplifiant : quand elles ont pris place dans le rituel officiel, elles paraissent réduites à une pratique unique adaptée à une fin spéciale.
Le procédé d’appauvrissement et de spécialisation qui a fait passer d’un culte populaire à un culte organisé, ne vaut pas seulement d’être connu pour lui-même: à qui le connait, une question se pose. Les fêtes que j’ai décrites semblent plus aisées à comprendre dans leur état le plus récent ; les anciennes sont les plus complexes; on est tenté de les interpréter par ce qu’on connait des plus simples et des plus claires : est-ce prudent ?
Apparemment la fête de Lou et celle de Kao Mei sont des fêtes de la pluie et des naissances ; elles dérivent de prototypes analogues aux fêtes de Tch’en et Tcheng. Peut-on affirmer que celles-ci furent instituées pour assurer tout ensemble la fécondité aux femmes et la pluie aux champs? A un autre plan se pose un problème analogue: quand on retrouve, dans le rituel populaire, une pratique, qui, dans les cérémonies officielles, est dite efficace pour une fin déterminée, faut-il croire qu’elle fut à l’origine imaginée à cette fin ?
Quand on sait par quel développement arbitraire les cérémonies du culte officiel sont sorties des fêtes populaires, on hésite à expliquer les ensembles primitifs, à partir des coutumes récentes, si claires puissent-elles paraître. Que vaut, au reste, leur clarté? Elle paraît douteuse dès qu’on ne les envisage plus isolément. C’est un fait singulier, en effet; on se croirait plus sûr de comprendre les fêtes officielles si on les connaissait toutes seules. Qui n’aurait lu que la description classique de la cérémonie des hirondelles, dirait avec confiance : On veut y commémorer le fondateur légendaire de la dynastie. Il en est le protecteur ; il est naturel qu’on le remercie des grossesses qui sont l’espoir de la race, et qu’on lui demande des fils, qui la perpétueront au pouvoir. On les lui demande de la manière la plus claire : l’arc et les flèches, que l’on suspend à la porte de la maison quand naît un mâle, sont l'emblème de l’état viril; en donner, devant Kao Mei, aux femmes royales, c’est leur conférer, en son nom, un gage qui les assure d’enfanter des fils. La fête a lieu au printemps : c’est la saison de l’universelle fécondité. — A Lou, on désire la pluie: quoi de plus naturel qu’on fasse dans l’eau, avec de l’eau, un charme pour obtenir de l’eau ? Ne sait-on pas que les dragons sont les maitres de la pluie ? Ils se cachent dans les gouffres pendant la saison sèche, puis montent au ciel d’où ils font pleuvoir; on a donc imaginé qu’en imitant, au printemps, le dragon à sa sortie de l’eau, on l’invitait, on l’obligeait à sortir en temps voulu de sa retraite et de son inaction.
Tout cela est naturel, en effet, et semblerait sans doute décisif, si, l’attention une fois éveillée par ce qu’on sait des fêtes anciennes et complexes, on ne retrouvait dans les plus simples des éléments dont ne peut rendre compte l'interprétation qui, tout d’abord, s’imposait. Pourquoi était-il nécessaire, pour obtenir de Kao Mei des enfants, d’aller les lui demander dans la campagne ? Pourquoi, dans les prototypes de la fête, voit-on des princesses se baigner et se purifier en
pleins champs {? Pourquoi le dieu de la fécondité porte-t-il le nom d’un fonctionnaire préposé aux lustrations nuptiales, cependant qu’il passe, d’autre part, pour l’ancêtre de deux dynasties ? — Pourquoi les rites mimétiques dont on espérait la pluie s’accompagnaient-ils de chants, de sacrifices ét de festins ? Pourquoi était-ce deux bandes adverses que l’on chargeait d'inviter le dragon à sortir de la rivière Yi? Pourquoi fallait-il qu’à chaque homme fait on opposât un jeune garçon ? Pourquoi enfin revêtir des habits de printemps ?
On pourrait dire : ce sont là de simples survivances. Réponse facile et dont il faut voir où elle engage. Elle suppose que les fêtes complexes du rituel populaire étaient un ensemble de pratiques juxtaposées, chacune ayant sa fin propre. De même la fête récente, réduite à un seul objet, comprendrait, essentiellement, un rite approprié, le reste étant accessoire et ne s'étant maintenu que par la force de la tradition. Ce surcroit, l’interprétation qu'on présente ne l’explique sans doute pas : elle n’est point pour cela fausse ou même incomplète ; elle rend compte du fonds de la fête. — En est-on sûr ? Nous devons exiger des preuves décisives, car nous avons des raisons de croire que la spécialisation des cérémonies ne s’est point faite sans arbitraire. Arbitraire, l’interprétation proposée l’est assurément au cas où l’on peut en trouver une autre qui ne soit pas moins satisfaisante, une autre qui, elle aussi, ait eu ses partisans.
Les danseurs de Lou revétent des habits qui correspondent à la saison nouvelle : ne pouvait-on dire que ce changement de costume est un rite pour changer de saison ? Du coup, toute la fête prend un autre sens ; il faut y voir une cérémonie de purification?. De ce point de vue, la baignade se
1. Ce rôle des femmes est certainement la raison pour laquelle les critiques chinois, en vertu de l’orthodoxie morale, ont une tendance à nier l’authenticité de ces belles histoires.
2. Rites jf£. D’après les traditions du Tcheng tseu t'ong il y aurait eu deux séries de rites Hi, l’une au printemps : rites de la rivière Yi (à
comprend tout aussi bien : Quoi de plus naturel que de se servir d’eau pour se purifier ? Ne nous a-t-on point dit que les jeunes gens de Teheng se débarrassaient dans la Wei des impuretés de la saison ? Pourquoi, à Lou, n’en aurait-on pas fait autant dans la Yi? On comprend plus de traits de la cérémonie si lon y voit une lustration ; qui prouve que le désir de faire pleuvoir en soit à l’origine ? Ce peut être une interprétation tardive, c’est celle de Wang Tch’ong ; d’autres ne l'ont pas aperçue ; elle paraît satisfaisante ; une autre, aussi; entre elles, il n’y a pas de raison de choisir.
Voilà un résultat négatif, mais qui a son intérêt. Des observations qui précèdent on peut tirer deux règles de méthode : 1° Quand les documents nous apportent un ensemble de eoutumes et de représentations qui y sont relatives, il faut se garder de mettre tout de suite les unes et les autres sur le même plan; ce qu’on donne comme des croyances peut très bien être le résultat d’un travail de réflexion savante ou personnelle : autrement dit, ce ne sont pas vraiment des croyances, mais plutôt des interprétations. Celles-ci ne sont pas, sans doute, sans rapport aucun avec les faits : ce rapport varie avec la qualité de l’interprète, il peut être plus ou moins étroit, de toutes façons, de telles interprétations ne renseignent que d’une manière indirecte; 2° Les croyances — non plus les interprétations plus ou moins arbitraires — dont on constate qu’elles sont, à un moment donné, en rapport avec certaines coutumes, n’en expliquent pas nécessairement l'institution. La cérémonie printanière qui se faisait à Lou sur les bords de la Yi, a pu être réellement, du temps de Confucius ou de Wang Tch’ong, une cérémonie de la pluie. Il n’en suit pas que la fête qui en fut le prototype, ait
Lou), rites du FF Æ (voir notes de LII), traditions du Han che sur les lustrations dans la Wei, rites de la période E EF ; l’autre à l'automne (Si king tsa ki}, rites de la période 7-14 du 7° mois. Rapprocher les gloses de
Tcheng au Tcheou li, article Niu-wou, Biot. Il, 104 et Heou Han chou, XIV, p- 4 (édit. de Chang-hai).
été, même pour une part, destinée à faire pleuvoir. Dès lors, les pratiques que l’on retrouve dans une fête à deux états différents de son évolution et qui, dans l’état récent, sont ou efficaces à une certaine fin, peuvent très bien n'avoir été douées de cette efficacité spéciale qu'après coup et seulement quand la fête elle-même s’est trouvée recevoir une destination particulière. On pouvait croire, du temps de Wang Tch'ong, que passer l’eau faisait tomber la pluie; et pourtant 1l se peut qu’à l'origine le passage de la rivière n’ait pas eu cette destination, — si même il avait, dès l’abord, un objet déterminé.
Qu'un rite ait eu, dès l’origine, un objet déterminé, qu'il soit un moyen choisi pour obtenir un résultat, c’est ce qu'on ne peut guère penser: toutes les pratiques furent tenues pour bonnes à n’importe quelle tin. Passer l’eau donne la pluie ou bien sert à purifier, du même coup, on croit évoquer les âmes, sans compter que, sans doute, la précaution d’un bain était utile à prendre avant de se mêler aux rites sexuels. Les fleurs odorantes ont de multiples emplois : aptes à purifier, puissantes contre les venins, ce sont encore des signes d'amour, des talismans ; par elles se lient les contrats et s’assurent les naissances. Peut-on dire si la fille qui reçoit des fleurs, reçoit un bouquet de fiançailles ou un gage de fécon. dité ? Inversement on emploie, pour la même fin, les moyens les plus divers : Pour devenir grosse, une femme peut tout aussi bien avaler un œuf ou mettre le pied dans une empreinte ; une fleur suffit au même résultat ou une graine et non pas telle fleur telle graine, mais les graines et les fleurs de nombreuses espèces ?. Entre les fins et les moyens la relation est indéterminée ou plutôt on n’en a établi une que par
1. Lustrations nuptiales. Yi li; Mariage. Cf. LXIV, 10. Lustrations avantle coït. Li ki Nei ts6; Couv., p.661 et Che king, Wei fong, 8, vers 7-8; Couv., 73 (XX B).
2. Orchidées (LILI); mauves, herbes aromatiques (LXIII); xanthoxyle (cf. K'ing Teh'ou, 5° mois), açore (de Groot Emouy, 336), graines de nénuphars (cf. LV); la mère de Yu en avala € JX.
abstraction : Ce n’est point la fleur qui produit la grossesse ou lie l'amitié, c’est de l’avoir cueillie, c’est de l’avoir reçue, dans un lieu donné, à un moment défini, dans un ensemble déterminé de circonstances. À l’origine, les pratiques n’eurent point leur sens une par une: on leur attribua une valeur donnée lorsque les ensembles primitifs se furent transformés en cérémonies plus simples, arbitrairement réduites, et quand, le travail de la pensée religieuse leur ayant prêté une destination spéciale, on chercha encore à montrer l'adaptation des moyens employés aux fins espérées. Mais, pour que ce travail de classification et d'analyse ait été possible ei puisqu'il a abouti à des résultats divers, il est nécessaire que la matière sur laquelle il se fit, fut en soi susceptible de n'importe quelle détermination. Ce ne sont donc pas les diverses pratiques qui ont un sens et qui expliquent l’ensemble ; c’est la fête qui donne aux pratiques leur efficacité variée.
Pour comprendre les anciennes fêtes chinoises, on appliquera en conséquence les règles suivantes : 1° On évitera de rendre compte des faits à l’aide de représentations telles qu’on puisse les soupçonner d’être soit des interprétations réfléchies, soit des croyances de formation dérivée ; 2° On ne tentera pas d’expliquer l’ensemble par les détails : cette dernière règle a un gros avantage, elle gardera d’interpréter toutes les pratiques d’une fête à partir de l’une d’elles considérée comme essentielle et dont on ferait — on a vu pourquoi ce serait facile — dériver toutes les autres par un pro-
cédé d'esprit analogue au travail de classification de la pensée religieuse.
Rappelons les faits. Nous avons trouvé la trace de fêtes anciennes, communes à tous les pays chinois, mieux connues pour Tcheng et Tch’en. Ouvertes à tout le peuple, elles étaient saisonnières et se tenaient dans la campagne, près d’une montagne, près d'une rivière ; le passage de l’eau, l’as-
cension des monts y avaient une place importante ainsi que la cueillette des fleurs ou la récolte des fagots. L'assistance était nombreuse, l’activité rituelle considérable ; la jeunesse du pays jouait le rôle principal; des joutes de danses et de chants formaient la partie essentielle de la fête; elles opposaient face à face des garçons et des filles appartenant à des villages différents. Après un duel d'improvisation poétique, ils s’appariaient ; des rites sexuels achevaient leurs accordailles ; une orgie terminait le tout. L’émotion dégagée par ces fêtes était à ce point intense que tout un genre littéraire est sorti, matière et forme, des sentiments qui naissaient alors et de l’expression qu'ils recevaient.
Bien qu’à la période où ces fêtes remontent se voient encore les traces d’une économie pastorale ‘, l’agriculture était déjà la première occupation du peuple chinois. Le travail était divisé entre les sexes ; la culture des céréales était l'affaire des hommes ; les vers à soie et le tissage celle des femmes. Un rythme saisonnier réglait la vie, modelé sur l’alternance, bien marquée en ces climats, de la période du froid sec et de celle de l’humidité et des chaleurs. Les paysans, pendant la saison froide, vivaient retirés dans leurs hameaux et leurs maisons ; ils se dispersaient dans les champs pendant la saison chaude? ; deux fois par an ils changeaient complètement de genre de vie. Bien qu'il y eut déjà une espèce de sentiment national 3, le sentiment qui dominait était l'attachement
1. Importance de l'élevage du cheval et des bœufs. Mentions de pâturages, XXXIX, 9.
2. Ce rythme est nettement marqué dans le plus vieux des calendriers
chinois, SMT, I, 44 sqq. : au milieu du printemps F1 É le peuple se disperse & Àff, il continue à vivre dispersé en été FA ; au milieu de l'automne, fin des travaux; la population a une vie calme et paisible F& 5%, en hiver elle ne sort pas des habitations et se tient au chaud RE. De mème, Yue ling; Couv., 343, au 2° mois de printemps les laboureurs deviennent rares dans les maisons #f ## /} # ; après l’équinoxe d'automne quand tombe la gelée blanche, les travaux cessent et tout le
monde rentre dans son habitation # A ‘Æ ; Couv., 386. 3. Cette solidarité nationale, conçue aux temps féodaux, comme une
au pays; pendant la saison des travaux, les parents allaient en commun travailler le champ domestique *; ils se retrouvaient pendant la morte saison dans le hameau familial $. Entre les différents groupes d’une même communauté locale # il y avait assez d'opposition pour que la plus pathétique émotion fût celle de la nouvelle épousée, obligée par la loi d’exogamie à délaisser ses parents pour des étrangers”.
LE RYTHME SAISONNIER
Les anciennes fêtes chinoises sont saisonnières et champêtres ; celles du printemps semblent les plus importantes ; 1l y en a aussi à l'automne.
Sont-elles en rapport avec le cours du soleil ? On peut affirmer que non: elles ne sont pas attachées à des termes so-
solidarité avec le chef, pouvait amener toute la population d’un pays à émigrer en bloc à la suite du seigneur. Che king, Ta ya, II, 6; Couv., 360. Cf. SMT, I, 214.
1.Ce sentiment d’attachement au sol s'exprime parfois magnifiquement, voir fin de Tcheou Song, IT, 5; Couv., 439, où l’on entend parler l’orgueil d'une race autochtone. Voir aussi Siao ya, VI,6; Couv., 280.
2. Tcheou song, ITI,5; Couv., 459: Voici le père de famille, les aînés, lés autres garçons, voici les aides, voici les ouvriers gagés, les voici qui mangent avec bruit leur nourriture.…., ils ont soin d'aiguiser les socs de leur charrue et commencent l'ouvrage parles champs du midi.
3. Ping fong, I; Couv., 163: Au dixième mois, le grillon pénètre sous les lits. On bouche les fentes, on enfume les rats ; on ferme les fenêtres du côté nord, on enduit les portes de glaise : « Allons, ma femme et mes enfants, on va changer d'année, Rentrons dans la maison, restons g…. 164 (au 10° mois): Allons, mes laboureurs, les grains sont ramassés, recueillons ; remontons et rentrons (au village placé sur une hauteur) et prenons soin de nos maisons ». (Comp. Zbid., p. 168).
4. Un ff pays, communauté locale, se divise en H hameaux familiaux, isolés, ceints de murs ou de haies. Cf. XL.
5. Voir l'analyse du terme HR, p. 135. Voir complainte de la mariée. Lolo. App. III.
laires ; quand on leur a assigné une date fixe c’est dans le calendrier civil qu’on l’a marquée et ce calendrier ne dépend pas uniquement du cours du soleil; à l’origine, seul l’état de la saison donnait la date.
Sont-elles en rapport avec le cycle de la végétation ? Si oui il serait surprenant que leur contenu variât à peine selon qu’elles sont automnales ou printanières ; peut-être dans les premières le rituel de l’ascension avait-il plus d'importance et celui du passage dans les secondes ; mais cette spécialisation, si tant est qu’elle existât déjà, était à peine ébauchée ; d’ailleurs on voit mal qu’elle puisse sortir d’une distinction entre les fêtes du renouveau et celle de la mort de la végétation.
Sont-elles en rapport avec le cycle agricole ? Il ne semble guère, en raison de leur uniformité, qu’elles soient les unes fêtes des semailles, par exemple, les autres fêtes des récoltes, ou du labour, ou du tissage. L'hypothèse qu’elles dépendent du rythme de.la vie paysanne est plus plausible.
Il est sûr, en effet, qu’il existe un lien entre ces fêtes et le rituel du mariage‘. Or, il ressort des querelles d'école que le printemps et l’automne étaient, de l'avis des Chinois, propices aux rites nuptiaux — ou plutôt ces périodes du printemps et de l’automne où les paysans passaient d’un genre de vie à un autre tout différent. Une tradition s’exprime ainsi: « Quand se dépose la gelée blanche, les travaux des femmes sont achevés; alors les mariages peuvent se faire. Quand les glaces fondent commencent les travaux des champs et la cueillette des feuilles de müûrier : les rites nuptiaux touchent à leur fin à cette époque?. » Les travaux des femmes dont on parle, ce sont ceux de la soie, ils finissent comme la saison les travaux rustiques. « Quand la gelée blanche com-
mence à se déposer, tous les travaux s’arrêtents. » Les