Yue ling, 9° mois; Couv., I, 386 Fa 44 L& HJ À L
hommes cessent alors de vivre dispersés dans les champs et — après une grande réjouissance — « tous rentrent dans leurs demeures ! ». Pendant la morte saison ils s’occupent à des travaux d'intérieur, tressant, par exemple, des cordes? ; les femmes cependant tissent le chanvre ?: quand la toile est faite et qu’on peut la vendre#, quand les habits de printemps sont achevés et qu’on peut les revêtir pour les cérémonies printanières 5 — c’est le temps où les filles qui cessent de filer, suivent dans les fêtes les garçons du voisinagef, c’est le temps où les glaces fondent 7 — alors les paysans commencent à ne plus demeurer au village.
Les moments de l’année où les individus changeant d’oceupations et d’habitat se groupaient de façon nouvelle, étaient sans doute des moments pathétiques ; l’activité sociale devait alors revêtir un caractère solennel. Nos fétes qui correspondent à ces périodes critiques, marquent peut-être les temps du rythme de la vie paysanne. Un cas favorable permet de voir ce dont cette hypothèse peut rendre compte.
La fin des travaux champêtres et le retour au village étaient l’occasion de réjouissances qui nous sont connues sous leur forme officielle, savoir la fête des Pa Tcha®.
Le Yue ling place cette fête au dixième mois, et au milieu d’un ensemble de cérémonies qui est bien le plus important
. Ibid. Cf. Pin fong, I ; Couv., 163.
. Pin fong, I; Couv., 164-165.
. Ibid., p. 162; cf. LXIII, 7.